La récente approbation, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, du plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental : une grande victoire pour le Maroc et SM le Roi Mohammed VI. Une chance pour l’Europe et pour l’Afrique.

Senior- Fellow PCNS/Rabat.
La récente reconnaissance, par le Conseil de sécurité des Nations unies, du Plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental est une grande victoire pour le Maroc et pour son Roi SM Mohammed VI. Mais c’est aussi une chance, pour l’Europe et l’Afrique, faisant du Maroc et des provinces du Sud la porte d’entrée européenne à destination de l’Afrique et le passage obligé de l’Afrique, via le Maroc, à destination de l’Europe. Au moment où on célèbre le cinquantième anniversaire de la glorieuse Marche verte, c’est le plus beau cadeau d’anniversaire que l’on pouvait imaginer.
Grande victoire pour le Maroc et pour SM le Roi Mohammed VI
Ce territoire désertique, en 25 ans, s’est doté de quatre pôles de compétitivité, qui vont, bien sûr, bénéficier de cette décision historique onusienne. Celui de la pèche tout d’abord, mettant en valeur un potentiel halieutique, longtemps ignoré, à partir de Dakhla, qui se prolonge à Boujdour et à Laayoune. Celui industriel ensuite, qui, avec le pôle de Boucrâa, va pouvoir exploiter ses phosphates, destinés au continent africain et aux provinces du Sud. Celui agricole en plus, qui durant ces deux dernières décennies a su développer une agriculture de niche performante, avec un pôle à partir de Dakhla et de Laayoune. Celui enfin touristique, où tout /ou presque, reste à faire avec un très fort potentiel, quasiment vierge.
Une chance pour l’Europe et l’Afrique
Pour l’Europe, tout d’abord, qui va pouvoir désormais, en conformité avec les règles onusiennes et à partir de Tanger, à quelques kilomètres des côtes espagnoles, rejoindre Lagouira, aux portes de l’Afrique subsaharienne, par voie routière et sans discontinuité ou encore par voie maritime. Et ce, via un maillage côtier unique qui permet de passer de la façade atlantique à la façade méditerranéenne du Royaume.
Pour l’Afrique également, dont le Maroc est un des moteurs, les provinces du Sud, faisant de ces territoires la porte d’entrée du continent à destination de l’Europe. La transsaharienne de Tanger à Yaoundé est, depuis 2008, une réalité. Elle permet désormais via Madrid, Paris, Amsterdam de mettre fin à l’isolement historique du continent. Aujourd’hui, au cœur même de ce continent, on peut, par exemple, aller du Caire, via Tripoli, Tunis, Alger… jusqu’à Lagos. Et ce, par voie terrestre.
Désormais, le seul litige qui demeure est celui qui oppose Alger à Rabat, coûtant à chacun deux(2) points de croissance par an. Sitôt la décision onusienne connue, SM le Roi Mohammed VI a tenu à tendre, une nouvelle fois, la main à son voisin algérien.
Henri-Louis Vedié, Senior- Fellow PCNS/Rabat.




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