Sur les 9 premiers mois de l’année, les banques cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) affichent une résilience certaine face à l’inflation qui touche leurs différents marchés. Les chiffres d’affaires et marges nettes sont en hausse sur la période.
Selon des données traitées par l’Agence Ecofin, les banques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ont déclaré des bénéfices nets cumulés de 256 milliards FCFA (415,5 millions de dollars) à fin septembre 2022. Ce chiffre est en progression de 9%, par rapport à la même période en 2021.
Cette performance, qui repose sur des comptes non encore audités, est le fait d’une amélioration du produit net bancaire (PNB), l’équivalent du chiffre d’affaires dans le secteur bancaire, qui marque une progression de 12% pour atteindre 787,1 milliards FCFA. Sur la base de ces deux indicateurs, on peut relever que les banques cotées résistent bien à l’inflation, qui a globalement atteint les 8,4% à fin octobre 2022.
La majorité des banques analysées ne fournissent pas de détails, il y a lieu de relever cependant que la hausse des encours de crédit s’est combinée avec une amélioration des taux débiteurs moyens, ainsi qu’avec une situation quasi stable des taux d’emprunt sur le marché monétaire et une progression modérée des taux créditeurs moyens sur les dépôts des clients.
Plus globalement, l’environnement économique au sein de l’UEMOA est assez favorable selon des enquêtes de conjoncture menées par la BCEAO. « L’activité économique serait bien orientée dans l’ensemble des secteurs. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent de meilleures performances. L’accélération serait notée au niveau des branches commerciales, des industries manufacturières et extractives, ainsi que des services marchands et financiers », souligne la Banque centrale de la sous-région dans une note de synthèse.
La performance globale des banques cotées de la BRVM contraste cependant avec des disparités entre établissements. Ainsi, Coris Bank a connu la meilleure croissance avec un PNB en hausse de 27,1% au cours des trois premiers trimestres de l’année. Avec un bénéfice net en progression de 45%, Bank of Africa Sénégal affiche la meilleure évolution de son bénéfice net. Coris Bank vient aussi en tête pour ce qui est de la meilleure marge nette, avec un ratio de 52,5%. Enfin, même s’il est en baisse de 3%, Société Générale Côte d’Ivoire a annoncé un bénéfice net de 47 milliards FCFA, de loin, le bénéfice le plus important du secteur sur la BRVM.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










