Le Sénégalais qui veut succéder à Dlamini-Zuma veut faire de l’organisation continentale une « Union africaine des peuples ». Grâce à sa longue expérience en tant que militant, sa riche carrière qui l’a mené des gouvernements successifs sénégalais aux Nations Unies, l’homme a le profil de l’emploi.

De nationalité sénégalaise, il espère succéder à Nkosazana Dlamini-Zuma, lorsqu’elle quittera son poste de présidente de la Commission de l’Union africaine dès la semaine prochaine. « J’entends contribuer à la renaissance de l’Afrique afin de réaliser le rêve des pères fondateurs d’un continent uni, pacifique et autonome sur le plan social, politique, économique et culturel », affirme le candidat de la Cédéao à la présidence de l’Union africaine. Dans cet appel spécial, M. Bathily dévoile son « projet de l’Union africaine ».
« L’Union africaine est investie d’un mandat important – celui de continuer à jouer un rôle crucial pour orienter le continent et créer l’Afrique que nous voulons », précise-t-il, en formulant les objectifs clés de son programme pour mettre en œuvre l’Agenda 2063. S’il est élu, il compte s’appuyer sur la vision collective et les aspirations des peuples d’Afrique, transformer l’Union africaine des États en une Union africaine des peuples, réaffirmer le leadership de l’UA sur la scène internationale, faciliter l’intégration régionale et continentale, optimiser les ressources collectives et bâtir une Commission de l’UA efficace.
Pour le candidat à la présidence de la Commission de l’UA, restaurer la confiance des citoyens dans l’UA en défendant les intérêts du continent sur la scène internationale est une priorité. « Je souhaite encourager la mobilité intra-africaine des citoyens, ainsi que le commerce et les investissements intra-africains pour créer un nouveau monde africain audacieux et tourné vers l’avenir, exploitant l’énergie innovatrice de ses femmes, de ses hommes, de ses jeunes et de ses enfants », souligne-t-il.
En transformant l’Union africaine des États en « une Union africaine des peuples », il espère que le continent obtiendra enfin un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Il défend le principe des solutions africaines aux défis africains. En tant que médiateur et artisan de la paix, M. Bathily a participé à plusieurs missions de gestion de crises en Afrique, notamment au Mali, au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau, au Niger, à Madagascar, en Guinée et en Centrafrique.
Ce panafricaniste, qui compte plus de cinquante ans d’expérience dans le domaine social, politique, culturel et universitaire, ainsi qu’un vaste réseau à travers le continent et ailleurs dans le monde, affirme qu’il s’engage à apporter à la Commission de l’UA « une connaissance approfondie de l’ensemble du continent, une aptitude reconnue à comprendre les contextes et difficultés, ainsi qu’à une vision et une stratégie claires ».
Titulaire d’un doctorat en Histoire et en Sciences humaines, M. Bathily a exercé des fonctions politiques de haut rang, dont récemment celle de ministre délégué auprès du Président du Sénégal. Il a également été vice-président de l’Assemblée nationale. Sur le front diplomatique, M. Bathily a occupé le poste d’envoyé spécial auprès du Président de l’UA ; il est actuellement le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale et le chef du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale.





Sénégal



![Tribune | L’Accord de défense de La Mecque : vers un nouveau paradigme sécuritaire multiplexe au Moyen-Orient [Par Prof. El Hassane Hzaine] Tout comme les déboires de l’intégration économique arabe, cette inefficience s’explique en grande partie par le souverainisme, les divergences idéologiques et les rivalités de puissance, accentuées par l’exigence d’unanimité qui régit les décisions de la Ligue arabe et de l’OCI. Tout État membre peut opposer son veto à toute action, rendant l’organisation virtuellement impuissante face aux conflits inter-coalitions qui dominent la politique arabe.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Grid-450x229.jpg)
![Tribune | Commémoration de l’indépendance : alliance du « Tigre du Bengale et de l’Eléphant » ou quand Indiens et Ivoiriens accélèrent leur rapprochement stratégique ! [Par Gilles Djéyaramane] Originaire de Pondichéry (Pondichéry est un territoire de la « Fédération Indienne ») et ayant grandi en Côte d’Ivoire, c’est très clairement un grand moment d’émotion et une intense satisfaction à titre personnel. L’engagement de soldats indiens issus de l’artillerie dans le défilé et la présence du ministre d’Etat en charge des Affaires extérieures et à l’Environnement, aux Forêts et au Changement climatique, Kirti Vardhan Singh, sont des marqueurs forts du renforcement des liens entre les deux pays. Cette célébration traduit incontestablement un rapprochement des visions stratégiques de leurs dirigeants.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/CI-Inde-450x253.jpg)
