Sur les 235 millions d’étudiants recensés à travers le monde, 6 millions étudient hors de leur pays d’origine. Afin de faciliter leur intégration professionnelle, l’ONU a gravé dans un traité, les principes universels de reconnaissance des qualifications. Reste aux Etats membres à appliquer ce texte. Ce n’est pas acquis.
Depuis le 5 mars 2023, le traité de l’ONU sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur est entré en vigueur. Le traité devient le premier instrument juridique de l’organisation sur l’enseignement supérieur, favorisant la mobilité internationale, la coopération internationale entre les universités et l’assurance qualité.
Le traité établit des principes universels pour gérer toutes ces dimensions importantes de l’enseignement supérieur. Ce texte a pour objectif de «promouvoir, par la reconnaissance des qualifications, un accès inclusif et équitable à un enseignement supérieur de qualité et de soutenir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous, y compris les réfugiés et les personnes déplacées», souligne un communiqué des Nations-Unies.
C’est en novembre 2019 à la 40e session de la Conférence générale de l’Unesco que cette convention a été adoptée. Mais, ce n’est que trois ans plus tard, en décembre dernier qu’elle a atteint le quorum requis d’États ayant ratifié pour son entrée en vigueur. Au total, 21 pays dont trois africains ont ratifié la convention. Ces pays africains sont la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert. D’ici la fin d’année, l’ONU espère atteindre entre 30 et 40 pays qui auront ratifié ce traité.
Sur le papier, «un étudiant venant de Côte d’Ivoire, qui a déjà ratifié la convention, pourrait se rendre en Norvège, le premier pays d’Europe à avoir ratifié la convention, et bénéficier des mêmes facilités et d’un processus plus facile de reconnaissance de ses compétences et de ses diplômes qu’un étudiant européen. Et c’est un grand pas en avant pour la mobilité mondiale », explique Stefania Giannini, DGA de l’Unesco pour l’Education. Le traité laisse la latitude aux Etats et aux universités la responsabilité de procéder à des vérifications des qualifications et d’appliquer les principes de transparence afin de lutter contre les faux certificats et les processus frauduleux.


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