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Volatilité des produits alimentaires : La stratégie de OCP Policy Center

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L'OCP Policy CenterFruit de six mois de travail, l’OCP Policy Center et ses partenaires viennent de lancer une plate-forme de réflexion et d’échange entre les experts venant des quatre coins du monde autour de la volatilité des prix des produits alimentaires

Conscient de l’impact de la volatilité des prix des produits alimentaires sur l’équilibre macroéconomique mondial, l’OCP policy Center  en collaboration avec le département des études du Fonds monétaire international (FMI) et le Center for Technology and Economic Development de l’université de New York ont ouvert le débat  le 25 et 26 février à Rabat autour des causes et défis de ce phénomène en  permanente expansion.  » Personne ne s’intéressait à la volatilité des prix qu’après la flambée de ceux des matières premières en 2008, alors que ce sujet concerne tout le monde. Pour cette raison, l’OCP Policy Center offre une plate-forme pour échanger les expériences et les idées afin de rehausser la décision politique au niveau international  » a annoncé Karim El Aynaoui, directeur de l’OCP Policy Center.

La crise de 2012 a accentué la situation, surtout pour les pays importateurs des produits alimentaires, affectés par un taux élevé de pauvreté. 

Au niveau mondial, bien que la part de l’agriculture ne dépasse 3% du PIB,  ce secteur emploie  1,3 milliard de personnes. De ce fait, réduire la pauvreté rurale est directement lié à la croissance de l’agriculture. « Il faut soutenir l’agriculture surtout que le taux des personnes en sous-alimentation augmente. Et malgré les efforts effectués par la Banque mondiale, les progrès restent lents et n’arrivent pas à atteindre les Objectifs du milliaire pour le développement  » a précisé Sundaram, directeur général adjoint pour le développement économique et social à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Autre point soulevé lors de cette conférence par Sundaram : « la majorité des gouvernements ne désigne pas une personne responsable de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la famine. Surtout  que les ministres de l’Agriculture ne sont pas concernés par la réforme de la politique nutritive. Ce qui amène la FAO à lier directement la lutte contre la pauvreté à la consolidation des systèmes de la protection sociale».

Selon les panélistes et conférenciers, les facteurs de la volatilité des prix sont multiples. Il s’agit, entre autres, de  la flambé des prix du carburant qui impacte le transport alimentaire, le coût des engrais lié au prix du pétrole, la spéculation financière, sans négliger le changement climatique qui joue sur  le choix des produits alimentaires à cultiver. Et bien évidement, le  stockage des  aliments et les exigences phytosanitaires. À cet égard, il faut noter que 50% des produits stockés sont souvent gâchés puisque mal entretenus. 

Concernant la solution des Organismes génétiquement modifiés (OGM) pour faire face à la volatilité des prix des produits alimentaires, Sundaram estime, à titre personnel, que les OGM sont une piste sérieuse à explorer pour augmenter la productivité de l’agriculture. Sur cette question, la position de la FAO n’est pas encore tranchée.

La volatilité des prix des produits alimentaires provoque le problème de l’inflation qui pousse les banques centrales à adopter la politique monétaire adéquate pour restaurer leur crédibilité que ce soit au niveau des économies émergentes ou au niveau de celles dites développées. Dominico Fanizza du FMI a, quant à lui, mis en exergue l’exemple du Kenya durant le choc de 2011 où l’inflation est passée de 5 à 20%. Les dirigeants kényans ont opté pour une politique monétaire visant à stabiliser la situation économique via l’augmentation du taux d’intérêt. Une politique qui a produit une flexibilité et réduit l’inflation.

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