Le World Connect a ouvert ses travaux mardi 4 novembre au Fairmont Monte Carlo, pour trois jours de discussions entre les grands décideurs de l’aviation commerciale. L’événement, organisé par le réseau APG, en est à sa 17e édition et en attend environ 500 délégués venus de 85 pays, dont 119 dirigeants et cadres dirigeants de 59 compagnies aériennes.
Cette année, les participants plancheront autour du thème « Navigating change, unlocking growth » : comment accompagner les profondes mutations du secteur, du renchérissement des coûts à la transformation technologique, sans sacrifier la croissance.
Un plateau de dirigeants sous pression
La programmation réunit des profils de premier plan : Roberto Alvo, CEO de LATAM ; Luís Rodrigues, CEO de TAP Air Portugal ; Yannick Assouad, CEO de Thales ; ainsi que Pieter Elbers, figure reconnue de l’aviation commerciale.
Le volet africain n’est pas en retrait. Lemma Yadecha Gudeta, directeur commercial d’Ethiopian Airlines, et Esayas Hailu, CEO d’ASKY, figurent au tableau des intervenants. Dans la liste des compagnies présentes, le continent est également représenté par Safarilink, Sky Mali et Skyward Express.
Une note d’ouverture décale le regard : l’astrophysicien Patrick Michel, du CNRS et de l’Agence spatiale européenne, est annoncé à la tribune. L’industrie aime se comparer au vol spatial quand elle parle d’avenir.
Les affaires d’abord
Le World Connect n’est pas une conférence de principe. Son format repose sur les « Business Connect », des rendez-vous d’affaires préorganinés entre compagnies, groupes de voyage et partenaires. C’est dans ces couloirs que se négocient les accords de distribution, l’activité historique d’APG, réseau mondial de services de représentation commerciale pour compagnies aériennes.
Pour les compagnies africaines, l’enjeu est concret : la distribution internationale reste un point faible du continent, où la connectivité entre pays africains stagne malgré les discours sur l’intégration. Une présence à Monaco vaut plaidoyer permanent pour des lignes, des codes partagés et une visibilité commerciale que les grands groupes distribuent à leur rythme.
Ce qu’il faut surveiller
Les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 6 novembre. Le sort des annonces de partenariats, surtout celles touchant l’Afrique de l’Est et de l’Ouest, reste à suivre. APG, qui compte des membres actifs sur le continent, sait y mettre les bonnes personnes autour des mêmes tables. Les prochaines heures le diront.











