La Banque mondiale (BM) a approuvé un programme d’un montant de 266,50 millions de dollars visant à améliorer l’accès à internet en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Mauritanie, et à promouvoir un marché numérique unique en Afrique de l’Ouest.
Cette initiative régionale donnera lieu à une collaboration avec l’Union africaine, l’alliance Smart Africa et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) afin de renforcer les capacités institutionnelles de gestion et de promotion des marchés numériques.
Le Programme régional pour la transformation numérique de l’Afrique et l’intégration numérique en Afrique de l’Ouest s’attachera à réduire la fracture numérique en abaissant le coût des services internet dans la région, en encourageant la concurrence entre les fournisseurs de services et en améliorant les infrastructures sous-jacentes, avec à la clé de nouvelles perspectives d’emploi et l’accès à des services pour 1,3 million d’habitants, l’objectif étant notamment de toucher 50 % de femmes et les personnes en situation de handicap, a indiqué l’institution financière internationale dans un communiqué.
« Ce programme vise non seulement à façonner le paysage numérique de la région, mais aussi à promouvoir l’intégration régionale grâce à la collaboration et à des investissements stratégiques, souligne Boutheina Guermazi, directrice de l’intégration régionale pour l’Afrique et le Moyen-Orient à la Banque mondiale, ajoutant qu’il permettra de favoriser la croissance d’un écosystème numérique dynamique et de donner aux populations et aux entreprises locales les moyens de réussir à l’ère du digital.
Ce programme soutiendra plus particulièrement les travaux de l’alliance Smart Africa pour renforcer les capacités des décideurs et des responsables politiques africains en matière de transformation numérique, une condition indispensable au développement du marché numérique unique. Il contribuera également à réduire les inégalités entre les sexes dans les domaines des compétences numériques, de l’entrepreneuriat et des services financiers, en veillant ainsi à garantir aux femmes des chances égales de tirer parti de l’économie digitale, a ajouté le communiqué.
Les entreprises et fournisseurs de services TIC bénéficieront d’un soutien pour promouvoir un marché numérique régional propice à la croissance, tandis que les entités du secteur public, les universités et les organismes de réglementation recevront un appui ciblé pour renforcer leur contribution au développement numérique.











