Signé en marge de l’Africa Aerospace and Defence Expo 2026 à Tshwane, dans la province de Gauteng en Afrique du Sud, le protocole d’accord entre Airbus et ALT Academy vise à combler le fossé entre la formation académique et les exigences opérationnelles. Objectif : bâtir un vivier de professionnels capables d’entretenir des flottes toujours plus complexes.
Tshwane (Afrique du Sud), 16 septembre 2026. Le ciel africain a besoin de bras. En marge de l’Africa Aerospace and Defence (AAD) Expo 2026, Airbus et ALT Academy ont scellé un protocole d’accord pour structurer la formation à la maintenance aéronautique sur le continent. Loin d’être un simple geste protocolaire, cette alliance vise à réduire l’écart structurel entre les diplômés des écoles techniques et les besoins réels des opérateurs aériens.
Un pont entre théorie et pratique
Le constat est connu : les avions modernes intègrent des systèmes électroniques et numériques complexes qui requièrent des compétences pointues, souvent absentes des cursus traditionnels. Ce partenariat entend aligner les programmes sur les normes industrielles actuelles. « Ce partenariat souligne notre engagement à long terme en faveur du développement de l’écosystème aéronautique africain », a déclaré Nam-Binh Hoang, représentant d’Airbus en Afrique du Sud. L’idée : associer les solutions d’apprentissage du constructeur européen à l’expertise pratique d’ALT Academy pour former des techniciens immédiatement opérationnels.
L’enjeu de la souveraineté technique
Ryan van Wijk, PDG d’ALT Academy, insiste sur la dimension stratégique : « Les avions modernes requièrent un niveau de formation technique difficile à mettre en place isolément. » L’accord prévoit l’élaboration conjointe de programmes, avec une attention particulière portée à l’accessibilité des connaissances pour les apprenants. La sécurité et la conformité réglementaire restent les garde-fous de cette coopération, essentielle pour un continent dont la flotte aérienne se modernise rapidement.





Afrique du Sud

![Édito | Transport aérien : la Turquie mange l’Europe [Par Jean-Louis Baroux] Cela a commencé avec la nomination de Temel Kotil à la tête de la compagnie au début des années 2000. Celui-ci, largement appuyé par son gouvernement, a donné un souffle nouveau à son opérateur. Cela correspondait au moment où les compagnies du Golfe, et particulièrement Emirates, avaient fait la preuve qu'un très bon produit, adossé à des installations aéroportuaires de grande qualité, pouvait capter une clientèle pour laquelle une correspondance pour bénéficier des facilités d'un « hub » était tout à fait acceptable.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Bbbbbbb-450x253.jpg)
![Édito | Aérien : de quels avions avons-nous besoin ? [Par Jean-Louis Baroux] Très certainement, les grands constructeurs que sont Boeing et Airbus se penchent activement sur le sujet et pourtant, on a l'impression qu'ils ne se pressent pas, sans doute parce que les gammes d'appareils actuels sont faciles à vendre et que leur production est maîtrisée. Autrement dit, les deux grands gagnent tellement d'argent sur les avions actuels qu'ils n'ont aucune urgence à développer de nouveaux modèles. Et pourtant, on en aura bien besoin.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/LA380-450x212.jpg)


