Le problème de la fuite des compétences continue d’affecter l’Afrique du Sud, sans que des mesures efficaces soient mises en place pour y remédier, a indiqué mercredi 2 mars le ministère de l’Emploi.
« Depuis 1994, l’Afrique du Sud a perdu un nombre important de professionnels qualifiés et expérimentés à cause de l’émigration », a déclaré le ministère dans un communiqué, notant que ce phénomène n’a pas été abordé de manière approfondie depuis des années. Citant les données de l’Institut sud-africain des comptables agréés (SAICA), le département signale que 19% de tous les professionnels enregistrés de ce métier travaillent à l’étranger. Le secteur de la santé est un autre exemple frappant, a-t-il ajouté, notant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) désigne l’Afrique du Sud comme l’un des pays africains avec le plus grand nombre de médecins à l’étranger. « Les efforts politiques doivent ainsi saisir toute l’étendue du problème et élaborer des réponses politiques appropriées, innovantes et efficaces » pour faire face à la fuite des compétences, a-t-il poursuivi. La même source a, dans ce sens, souligné que le gouvernement envisage de nouvelles stratégies pour retenir les Sud-africains qualifiés dans le cadre de sa nouvelle Politique nationale de migration de main-d’œuvre (NLMP). « L’attraction et la rétention des compétences dans le pays, qu’elles soient locales ou étrangères, devraient être une priorité », a souligné le ministère, mettant l’accent sur la nécessité d’assurer une mise à jour régulière et un suivi plus étroit des listes de compétences critiques afin de pouvoir évaluer l’impact des politiques publiques dans ce domaine. Le ministère a conclu qu' »en plus des incitations pour la rétention des compétences, il devrait y avoir des programmes coordonnés visant à entretenir des liens avec les professionnels de la diaspora, ainsi que des voies créatives et flexibles pour favoriser leur retour temporaire ou permanent dans le but de contribuer au développement de la société sud-africaine ».





Afrique du Sud



![Tribune | Francophonie : le temps des choix structurels est venu [Par Benoist Mallet Di Bento] Car derrière ce « grand oral » se joue une question plus profonde et plus structurante : celle du modèle de Francophonie que nous souhaitons bâtir à l’horizon des quinze prochaines années. Dans un contexte de recomposition géopolitique, de transition technologique accélérée, d’urgence climatique et de montée en puissance des sociétés civiles, la Francophonie est confrontée à une exigence de transformation.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-quatre-candidats-au-secretariat-general-de-la-Francophonie--450x225.jpg)

