Mohammed VI et l'Afrique : 27 ans d'une ambition continentale
La jeunesse représente la première richesse de l’Afrique, mais aussi l’un de ses plus grands défis. Face à une croissance démographique soutenue, la formation des compétences apparaît comme une condition essentielle de la transformation économique du continent. Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Maroc a fait de l’éducation, de la formation professionnelle et de la coopération universitaire un pilier de son partenariat avec l’Afrique. Au cœur de cette stratégie, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) est devenue un instrument majeur de la diplomatie du savoir, en accompagnant chaque année des milliers d’étudiants africains dans leur parcours académique au Royaume.
Créée pour mettre en œuvre la coopération du Royaume avec les pays du Sud, l’AMCI occupe une place centrale dans la stratégie africaine du Maroc. Chaque année, elle attribue des milliers de bourses d’études à des étudiants originaires de près d’une cinquantaine de pays africains, leur permettant d’intégrer les universités, grandes écoles et instituts publics marocains. Pour l’année universitaire 2019-2020, plus de 12 500 étudiants africains étaient inscrits dans les établissements publics marocains sous la coordination de l’AMCI, dont 85 % bénéficiaient d’une bourse du Royaume. Depuis la création de l’Agence, plus de 35 000 étudiants africains ont été formés au Maroc grâce à ce dispositif, faisant de l’AMCI l’un des plus importants programmes de mobilité académique du continent.
Cette politique traduit une conviction souvent exprimée par le Roi Mohammed VI : le développement de l’Afrique dépend avant tout de son capital humain. Les bourses ne constituent pas une simple aide financière ; elles participent à la formation des futures élites administratives, scientifiques, économiques et entrepreneuriales du continent. Elles favorisent également l’émergence d’un vaste réseau d’anciens diplômés ayant en commun une expérience académique marocaine et une connaissance approfondie des réalités africaines.
Des universités au service du co-développement
Les universités marocaines accueillent aujourd’hui des étudiants africains dans des filières aussi diverses que l’ingénierie, la médecine, l’agriculture, les sciences, les technologies numériques, la finance ou les métiers de la formation professionnelle. Au-delà de l’enseignement, cette coopération favorise les échanges de chercheurs, les programmes de recherche conjoints, les doubles diplômes et les partenariats entre établissements africains.
À travers l’AMCI, les universités et les instituts de formation, le Maroc a progressivement construit l’un des plus puissants instruments de sa coopération Sud-Sud. En investissant dans les compétences plutôt que dans une logique d’assistance, le Royaume contribue à former une génération de décideurs, d’ingénieurs, de médecins, de chercheurs et d’entrepreneurs appelés à accompagner les grandes transformations économiques du continent. Une stratégie qui confirme que, pour le Maroc, le savoir est devenu l’un des investissements les plus durables au service de l’intégration africaine.





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