Lancé depuis deux ans, le processus de privatisation de South African Airways se heurte à de nouveaux obstacles. L’Autorité de la concurrence exige le retrait des copropriétaires du transporteur low-cost Lift du consortium qui convoite une participation de 51% dans le tour de table de la compagnie.
L’Autorité sud-africaine de la régulation de la concurrence a approuvé la cession d’une participation majoritaire dans la compagnie aérienne publique South African Airways (SAA) au consortium Takatso, sous réserve de certaines conditions. Le gendarme de la concurrence a recommandé que la reprise de SAA n’ait lieu que si les sociétés Syranix et Global Aviation se retirent du consortium, afin de ne pas provoquer «une diminution substantielle et un empêchement de la concurrence sur le marché du transport de passagers».
Syranix et Global Aviation, qui détiennent des participations modestes dans le consortium Takatso, sont copropriétaires du transporteur low-cost sud-africain Lift.
La Competition Commission a par ailleurs précisé que la présence des copropriétaires de Lift dans le consortium pourrait entraîner «l’échange d’informations sensibles du point de vue de la concurrence entre SAA et Lift, du fait que Global Aviation et Syranix détiennent des parts et ont la capacité de nommer des administrateurs au conseil d’administration de Takatso». Elle a d’autre part exigé qu’il y ait un moratoire sur les licenciements suite à l’acquisition d’une participation de 51% dans South African Airways par Takatso.
La compagnie publique sud-africaine a déposé le bilan depuis trois ans après avoir cumulé les déficits et ne survit que grâce à la perfusion financière de l’Etat.





Afrique du Sud
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