La compagnie aérienne sud-africaine, South African Airways, au bord de la faillite, est en quête d’un nouvel investisseur privé pour lui fournir des capitaux, après l’épisode de sa privatisation avortée. C’est ce que révèle The Financial Times, citant le CEO de la compagnie, John Lamola, qui a indiqué que l’intégration du «partenaire stratégique ou capitalistique» sera suivie d’une cotation de la SAA à la Bourse de Johannesburg.
«Vous ne pouvez pas avoir une compagnie entièrement gérée par le gouvernement. Le meilleur scénario serait d’introduire SAA en Bourse, dans laquelle l’Etat disposerait toujours d’une «golden share» pour s’assurer que les intérêts économiques stratégiques du pays sont protégés», a confié le DG de SAA au Financial Times.
La compagnie a clôturé l’exercice 2023 avec du profit, une première depuis 2011, et elle envisage un plan d’expansion qui vise à la transformer en une marque mondiale. Rien que ça !
Le cahier des charges de la privatisation de la compagnie qui vient d’échouer, proposait un rachat de 51% des parts par le consortium Takatso, mais le processus en cours depuis 2021 a été annulé la semaine dernière par le gouvernement en raison «des désaccords sur les prix et l’opposition politique à la privatisation au sein de l’ANC au pouvoir.»
Selon le ministre sud-africain des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, le gouvernement est persuadé au regard de l’évolution actuelle des activités du transporteur qu’il peut désormais retrouver son rythme de croisière cette année ou dans les 18 mois à venir.





Afrique du Sud

![Edito | Le transport aérien peut-il se passer des agents de voyages ? [Par Jean-Louis Baroux] Pendant très longtemps, la position des agences de voyages est restée très forte. Ce circuit de distribution représentait 70 % des émissions de billets, et ce jusqu'au début des années 2000. Il reste encore très significatif, bien qu'il ait considérablement évolué et que les méthodes de commercialisation entre les OTA (Online Travel Agents) et les distributeurs traditionnels n'aient pas grand-chose à voir.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Agent-de-voyages--450x218.jpg)

![Édito | L’Europe veut-elle tuer son transport aérien ? [Par Jean-Louis Baroux] C'était l'époque où les transporteurs nationaux : Air France, Lufthansa, British Airways, Alitalia, SAS, KLM et j'en passe avaient développé le premier réseau international mondial, loin devant même les États-Unis largement concentrés sur leur espace domestique. Les temps ont bien changé. Les opérateurs traditionnels n'ont pas su gérer l'arrivée des transporteurs « low costs » dans lesquels ils ont vu des ennemis au lieu de les considérer comme de fantastiques développeurs de marché.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Avion--450x253.jpg)

