Le PDG de la compagnie publique d’électricité sud-africaine « Eskom », Andre de Ruyter, a été démis mercredi de ses fonctions suite à l’aggravation de la crise énergétique que connait le pays, a annoncé Eskom dans un communiqué.
M. de Ruyter, qui a dirigé la compagnie en détresse depuis 2020, avait annoncé sa démission en décembre dernier, mais devait rester en poste jusqu’à fin mars pour donner à l’entreprise le temps de chercher un remplaçant.
Dans un communiqué, Eskom a souligné que le Conseil d’administration a décidé que M. de Ruyter n’avait « pas besoin d’effectuer le reste de son préavis » et était « libéré de ses obligations avec effet immédiat ».
Le responsable sud-africain avait auparavant émis des doutes sur la volonté politique du gouvernement de lutter contre la corruption endémique au sein de la compagnie.
L’Afrique du Sud est confrontée à une crise énergétique paralysante qui dure depuis plus d’une décennie. Et pour cause, le vieillissement des unités de production d’électricité, tombant en panne de manière récurrente.
Depuis 2022, cette crise a atteint une dimension sans précédent. L’approvisionnement du pays en électricité n’a cessé de se détériorer depuis l’hiver dernier (mai-octobre), Eskom ayant décidé de passer aux niveaux supérieurs de délestages électriques, après les nombreuses pannes qui ont plombé sa capacité de production.
La compagnie qui produit 90% de l’électricité du pays largement à partir du charbon, ploie également sous une dette colossale estimée à plus de 16 milliards d’euros.
Dans ce contexte, le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a déclaré récemment l’état de catastrophe nationale pour « permettre au gouvernement de mettre en place des mesures pratiques pour soutenir les entreprises avec une alimentation électrique ininterrompue ».





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