Les jours du président sud-africain à la tête de l’Etat seraient comptés. Les cadres de l’ANC (Congrès national africain) ont convoqué une réunion d’urgence ce vendredi 2 décembre pour discuter sur le sort à réserver à Cyril Ramaphosa après la publication d’un rapport révélant qu’il aurait commis des violations et des fautes, dans le cadre d’un scandale autour d’un cambriolage. Selon les médias de Pretoria, il devrait être destitué de son poste de président de l’ANC et par ricochet, celui de président de la République.
Ce vendredi, le Bureau politique de l’ANC va se pencher sur le sort de Cyril Ramaphosa qui a perdu le soutien du parti, a révélé le journal sud-africain News 24 citant des sources proches de la direction du parti. Selon toute vraisemblance, la démission du chef de l’Etat sud-africain serait imminente.
L’ANC avait annoncé la veille (ndlr : jeudi 1er décembre) sur son site qu’il tiendrait une session spéciale de son Comité exécutif, sans doute pour acter la démission du président.
Dans un tweet sur sa page officielle que commente abondamment la presse sud-africaine, le député Vuyo Zungula, leader du parti le Mouvement africain de transformation (allié de l’ANC), a appelé le chef de l’Etat à la démission. « Il n’y a pas de crise qui justifie des élections anticipées. La seule crise ici, c’est ce président qui a violé la constitution et qui veut s’accrocher au pouvoir », fait-il remarquer.
Dans une adresse à la nation, hier jeudi 1er décembre, le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, a souligné que la décision qui sera prise par le président, « sera sans pression et pour le meilleur intérêt de l’Afrique du Sud ».
Pour rappel, Cyril Ramaphosa, 70 ans, est sous la menace d’une procédure de destitution après la publication, mercredi 30 novembre, du rapport d’une commission parlementaire dont les conclusions sont l’accablent sur des pratiques de corruption. Ses ennuis ont débuté en février 2020, après que des cambrioleurs ont pénétré dans l’une de ses luxueuses propriétés. Ils sont neutralisés et séquestrés selon la plainte initiale déposée en juin, qui a déclenché le scandale. 580 000 dollars en liquide avaient été retrouvés sous les coussins d’un canapé de sa résidence.
La plainte accuse Cyril Ramaphosa de ne pas avoir signalé l’incident, ni à la police ni au fisc. Ce dernier dément catégoriquement toute malhonnêteté, mais le rapport sème le doute sur les explications données par le président sur la provenance de ces 580.000 dollars en liquide.





Afrique du Sud
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