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Afrique :  Quels sont les meilleurs élèves en matière d’accessibilité de l’internet ?

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Dans son rapport 2020, l’Alliance for affordable internet (A4AI) classe 72 pays, dont plusieurs du continent selon le critère d’accessibilité de la connexion, en termes financiers. En Afrique, quelques pays comme le Maroc, Maurice, le Nigeria ou le Ghana sortent du lot, mais le Sénégal et la Côte d’Ivoire ne sont pas bien loin.

Le « 2020 affordability Report » a été publié récemment et pointe les importantes avancées réalisées par les pays du continent, par rapport au reste du monde. Car, si les pays africains ont un certain retard, il n’en demeure pas moins que ce sont eux qui progressent le plus rapidement en matière de connectivité, mais également de prix du gigabit.
Dans le top ten, un seul pays du continent figure, notamment le Maroc qui cumule quelque 71,26 points sur un total de 100 points possibles. Le royaume chérifien se classe ainsi 10e mondiale dans cette liste de 72 pays qui comprend les pays à revenu moyen supérieur et moins.

Le Maroc est ainsi le premier du continent en termes d’accessibilité du prix de l’internet. Il est suivi de l’Ile Maurice (68,66 points) et du Nigeria (66,19 points). Les autres pays qui suivent sont le Ghana (63,41 pts), la Tunisie (61,95 pts), le Sénégal (61,89 pts) et l’Afrique du Sud(61,77 pts) qui se tiennent dans un mouchoir de poche, occupant respectivement la 23e, 24e, 25e et 26e places.

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On notera qu’outre Maurice et les deux pays d’Afrique du Nord que sont le Maroc et la Tunisie, ce sont les anglophones qui dominent le classement.

Pour Teddy Woodhouse, Directeur à l’A4AI, la baisse des tarifs à un niveau raisonnable est « une question d’années, en particulier pour les pays qui sont les plus éloignés de l’objectif, comme la République centrafricaine ou la RDC, où les prix sont extrêmement élevés ». Et d’ajouter : « dans ces zones, le prix d’un gigabit peut représenter dix fois le revenu mensuel moyen national ». Alors qu’il ne devrait pas coûter plus de 2% seulement du revenu moyen mensuel du pays.

Selon lui, les meilleurs élèves en Afrique subsaharienne francophone reste le Sénégal et la Côte d’Ivoire qui ont déployé des politiques de déploiement du haut débit, en faisant notamment intervenir des fonds publics et privés, mais aussi une bonne régulation. « Dans ces deux pays, les gouvernements sont impliqués en faveur de la construction et de l’amélioration des réseaux intermédiaires, appelés backhaul, qui sont incontournables pour le développement d’une connexion de qualité et, à plus long terme, pour le développement d’une économie numérique », souligne-t-il.

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