La Conférence internationale sur l’investissement dans le secteur minier en Afrique, plus connue sous son appellation Investing in African Mining Indaba, s’est ouverte, lundi 5 février au Cap (1470 km de Pretoria), avec pour enjeu de rassembler des investisseurs, des financiers, des exploitants et des sociétés minières pour susciter le changement et stimuler les investissements en Afrique.
Initié sous le thème «Un nouvel avenir audacieux pour l’exploitation minière en Afrique», ce Sommet de quatre jours (du 5 au 8 février) devra souligner la nécessité pour l’industrie minière africaine de s’adapter aux mutations qui s’opèrent dans le monde, afin de devenir un concurrent mondial significatif, car les minéraux clés sont nécessaires pour assurer un avenir durable à l’Afrique.
D’emblée, les magnats du secteur minier souhaitent désormais que les gouvernements d’Afrique trouvent des solutions proactives aux défis systémiques et structurels de l’industrie minière, l’un de secteurs les plus porteurs dans le continent.
Mis à part les défis, la forte présence à ce conclave de représentants de pays africains riches en minéraux devrait être une démonstration de force des opportunités de croissance continues que le continent offre à l’industrie minière.
De prime à bord, les participants ont, ainsi, mis en exergue les nombreux obstacles auxquels ce secteur névralgique est confronté, mais aussi l’énorme potentiel de cette industrie pour stimuler la croissance économique et la création d’emplois en Afrique.
Vivien Chaplin, directrice et responsable des mines et des minéraux chez Cliff Dekker Hofmeyr (CDH), a déclaré : «même si cette conférence a le potentiel de catalyser des développements optimistes à travers le continent, le point de départ est une évaluation honnête et franche de la situation actuelle du secteur.» Il s’agit en fait de réfléchir aux inhibiteurs de l’industrie tout en réimaginant l’avenir sur le continent, soutient-elle.
D’autres intervenants ont plaidé pour le changement des systèmes traditionnels d’exploitation minière, appelant les autorités publiques et responsables du secteur à faire montre d’audace et d’une réelle volonté de promouvoir cette industrie, à travers des actions décisives.
«Adopter une rupture positive nécessiterait un certain nombre de facteurs», notent-ils, citant particulièrement une bonne compréhension de l’état actuel du secteur, les exigences pour l’avenir et les moyens devant permettre aux opérateurs de mieux tirer parti des opportunités offertes.
«Pour libérer le potentiel du secteur minier dans le continent, une transition de la rhétorique aux actions concrètes est nécessaire», soutiennent des orateurs.
L’événement a évolué au fil des années pour inclure des sessions spéciales lors desquelles toutes les parties prenantes stratégiques, y compris des représentants de gouvernements, du secteur privé, des investisseurs et des prestataires de services, se réunissent pour resauter et échanger des idées qui propulseront l’industrie minière en Afrique.











