Au début du mois du Ramadan, le régulateur algérien de l’audiovisuel avait prévenu les chaînes de télévision des sanctions encourues en cas de «non-respect des limites de diffusion de publicité.» En gros, il met en garde ces entreprises contre toute tentative de vouloir bien gagner leur vie en édictant une restriction d’un autre âge. Bienvenu chez Kafka.
L’Autorité indépendante de régulation de l’audiovisuel a averti les chaînes Echorouk TV, El Havat, El Bilad, Ennahar TV, Samira TV et El Heddaf coupables d’avoir dépassé le volume de publicité diffusé depuis le début du ramadan. D’après le régulateur, les chaînes citées dépassent largement le volume horaire des spots publicitaires prévu par la loi.
«Les chaînes ont été officiellement mises en demeure et doivent se conformer, dans un délai de 72 heures suivant la publication de la décision de l’Autorité, aux règles imposables à tout service de diffusion», menace le régulateur. D’après la réglementation, la diffusion de publicité ne peut dépasser une moyenne de 6mn par heure, à raison de deux pauses de 3mn chacune.
«Si les chaînes mises en demeure ne se conforment pas aux textes, elles se verront infliger des amendes», a prévenu le régulateur qui assure également se réserver le droit d’«ordonner la suspension intégrale ou partielle des programmes faisant l’objet d’infractions.» Rien que ça.





Algérie





