Tous les articles qui parlent de Régulation

Les approches de régulation sur le continent varient selon le degré de maturité des marchés, les risques identifiés et les priorités nationales. Au Nigeria, la Banque centrale cherche à concilier innovation et stabilité financière. L’adoption d’un cadre pour l’open banking, puis la Stratégie nationale pour les fintechs en 2023, sont au cœur de cette orientation. Plus récemment, le 1er juin dernier, la publication du Nigeria Payments System, a conforté le choix des autorités monétaires qui font du système de paiement « un levier de compétitivité.» Chez le voisin ghanéen, la Banque du Ghana a renforcé la surveillance du secteur grâce à un encadrement plus strict.

La Banque centrale du Nigeria (CBN) lance une opération de grand nettoyage dans le secteur financier. Elle a annoncé la révocation des licences d’exploitation de 46 banques de microfinance pour non-respect des exigences réglementaires. Cinq entités visées par cette décision appartiennent au puissant écosystème fintech du pays. « La décision s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Banque centrale visant à préserver la stabilité du secteur financier, à protéger les déposants et à garantir que les établissements agréés respectent les lois en vigueur ainsi que les exigences réglementaires », précise son communiqué. Cette décision traduit également un durcissement de la supervision des acteurs de la finance numérique.

Pour la première fois, les gendarmes des marchés financiers de deux sous-régions s'assoient à la même table que le régulateur des marchés de l'assurance en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, avec un cadre permanent de concertation.

C’est un accord inédit qui a été conclu au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville lundi 6 juillet entre trois régulateurs de secteurs bancaire, boursier et des assurances de sous-régions de l’UMOA et de la CEMAC. En effet, la Commission de Surveillance du Marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) l'AMF-UMOA et la CIMA (Conférence interafricaine des Marchés des assurances) ont convenu de muscler leur coopération en marge d'un atelier consacré à la mobilisation de l'épargne au service de l'économie.

Cette évolution s’observe particulièrement dans des pays comme le Nigeria, le Kenya ou encore le Maroc, où les investissements privés soutiennent des secteurs clés tels que les infrastructures, les télécommunications, l’énergie ou la fintech. Elle reflète à la fois une montée en puissance des acteurs locaux et un intérêt croissant des investisseurs internationaux pour les marchés africains.

Une transformation silencieuse est à l’œuvre dans de nombreuses économies africaines : le secteur privé représente désormais près de 70 % de l’investissement total, marquant un basculement progressif du modèle de financement du développement. Longtemps dominée par la dépense publique et l’aide internationale, la dynamique économique du continent repose de plus en plus sur l’initiative privée.

Les autorités congolaises n’y sont pas allées du dos de la cuillère. Elles accusent le groupe télécoms sud-africain MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet sur le territoire national. Dans un communiqué daté du mercredi 11 février, l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications cite les villes de Goma et Rutshuru à l’est du pays, situées pas loin de la frontière avec le Rwanda où MTN est présent.

Le groupe des télécoms sud-africain n’opère pas en République démocratique du Congo, mais il est actif dans plusieurs pays frontaliers de la RDC dont le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Soudan du Sud et le Congo-Brazzaville. Le chevauchement des frontières du signal de couverture des opérateurs télécoms empoisonne les relations entre les telcos et plusieurs Etats africains.

Désormais, les échanges et services crypto sont autorisés, mais strictement encadrés sous la supervision de la Banque centrale (Bank of Ghana), le régulateur nommément désigné par le législateur. La loi instaure un régime d'agrément obligatoire pour les plateformes et entreprises opérant dans l'écosystème des actifs numériques.

Afin de ne pas se faire déborder par les circuits parallèles très actifs en Afrique de l’Ouest, Accra a décidé de se doter d'un cadre juridique pour réguler les cryptomonnaies. Le Parlement a adopté la veille de Noël le projet de loi sur les prestataires de services d'actifs virtuels. Ce texte consacre, pour la première fois, la reconnaissance légale des activités liées aux crypto-monnaies dans le pays, mettant fin à une «jungle» et à une longue période de flottement.

Comme nous l’avons rapporté dans nos colonnes du 16 décembre, Aliko Dangote a intensifié son conflit avec le management de l’Agence de régulation du marché pétrolier, la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority, l'accusant d'autoriser des importations de carburant à bas prix qui mettent à mal les raffineries locales, notamment son usine de Lagos d'une capacité de 650.000 barils par jour

La Chambre des Représentants du Nigeria a voté mardi 16 décembre pour examiner un différend entre l'autorité de régulation du secteur pétrolier aval du pays et la raffinerie Dangote au sujet d'allégations concernant des licences d'importation de carburant arbitraires et des indices de prix de l'essence, dans un contexte d'allégations de corruption visant le chef de l'Autorité de régulation.

La Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC) a annoncé que le Nigeria accueillera désormais le siège du Forum des régulateurs pétroliers africains (AFRIPERF). Pour Gbenga Komolafe, Directeur général de la NUPRC, cette décision illustre la confiance accordée au Nigeria par ses pairs africains. Le pays, qui demeure le premier producteur de pétrole brut du continent, voit ainsi son rôle institutionnel renforcé dans un secteur vital pour l’économie africaine.  

Le Nigeria a été choisi pour abriter le siège du Forum des régulateurs pétroliers africains (AFRIPERF), une organisation régionale récemment créée pour harmoniser les politiques et renforcer la coopération dans le secteur pétrolier du continent. Cette décision consacre la position stratégique du pays en tant que premier producteur africain de brut et conforte son rôle de leader dans la régulation énergétique.