Le Président Joao Lourenço
Le chef de l’Etat angolais Joao Lourenço, 68 ans, brigue un deuxième mandat dans un contexte économique compliqué.
Le scrutin du 24 août s’annonce comme le plus tendu qu’ait connu ce pays pétrolier depuis la fin d’une interminable guerre civile il y a vingt ans. «Il y a une lassitude significative autour du président», assure Alex Vines, expert africain au Chatham House, interrogé par l’AFP. Pour ce dernier, l’enthousiasme autour de son arrivée au pouvoir en 2017 s’est largement dissipé en particulier chez les jeunes urbains où l’on relève, il y a une désillusion significative et un appétit pour le vote.
Déception
Dans ce pays riche mais dont la majorité des 33 millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté, beaucoup se disent déçus par la campagne anticorruption et la politique économique menée par le président Lourenço. Les sondages relayés par l’AFP montrent un soutien faiblissant à son parti, le MPLA, au pouvoir depuis l’indépendance en 1975.
Selon un sondage Afrobarometer en mai, l’UNITA, principal parti d’opposition, devançait le MPLA de sept points même si près d’un électeur sur deux restait indécis. Son leader Adalberto Costa Junior, ou « ACJ » comme il est surnommé, a modernisé l’ancienne milice rebelle devenue force politique et a élargi sa base en s’associant à d’autres partis.
Dauphin de Jose Eduardo dos Santos décédé début juillet à Barcelone, Joao Lourenço, son ex-ministre de la Défense, avait remporté 61% des voix en 2017. Il avait surpris en lançant une vaste opération « mains propres » contre son mentor et sa famille, accusés d’avoir détourné des milliards, écartant sa garde rapprochée de la direction du parti et des institutions.


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