Selon le dernier décompte effectué le 16 février dernier, les avoirs extérieurs bruts du Nigeria se sont établis à 50,45 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis treize ans, selon un communiqué de Central Bank of Nigeria (la banque centrale) publié hier mardi 3 mars. Ces réserves de change permettent de couvrir 9,68 mois d’importations de biens et services, traduisant une consolidation spectaculaire de la position extérieure du pays. La norme du Fonds monétaire international (FMI) est de la couverture de 3 mois d’importations
Les réserves nettes – du stock d’or et des parts au FMI- (c’est-à-dire le cash en devises étrangères) ont également progressé, atteignant 34,8 milliards de dollars à fin décembre 2025, contre 23,11 milliards un an plus tôt. Sur l’ensemble de l’année 2025, les réserves brutes s’élevaient à 45,71 milliards de dollars. Pour le gouverneur de la banque centrale, Olayemi Cardoso, « cette dynamique améliore la capacité du Nigeria à honorer ses engagements extérieurs et à soutenir la stabilité du taux de change.»
Des points dans la bataille contre l’inflation et la dépréciation du naira
Cette embellie du trésor de guerre de la banque centrale intervient alors qu’Abuja est en train de marquer des points dans la bataille contre l’inflation et a réussi à contenir la dépréciation du naira, la devise nationale. Entre mars 2025 et mars 2026, la parité du naira est passée de 1.499,38 à 1.359,34 pour un dollar américain. Parallèlement, l’inflation poursuit sa décrue. Elle s’est établie à 15,1 % en janvier 2026, son niveau le plus bas depuis le pic de 34,19 % enregistré en juin 2024.
Estimant que ces indicateurs valident les réformes engagées et les ajustements du secteur externe, Olayemi Cardoso a réaffirmé «l’engagement de la Banque centrale à préserver des marges de sécurité adéquates, à assurer un fonctionnement ordonné du marché des changes et à maintenir la stabilité macroéconomique.» En voilà un qui mérite son salaire.





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