La Banque africaine de développement (BAD), annonce avoir exclu de ses appels d’offres China Henan International Cooperation Group Company Limited, pour une période de douze mois à compter du 28 avril «pour pratiques frauduleuses.» Plus concrètement, le groupe chinois a été convaincu de corruption sur un appel d’offres d’un projet financé par la BAD en Ouganda
Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque a établi que China Henan International Cooperation Group Company Limited s’était livrée à une pratique frauduleuse en omettant de divulguer le recours à un commissionnaire lors de la soumission d’une offre dans le cadre d’un appel d’offres portant sur les travaux de génie civil en vue de la mise aux normes de la route Rukungiri-Kihihi-Ishasha/Kanungu, une composante du Projet d’appui au secteur routier en Ouganda financé par la BAD. Durant la période d’exclusion, le groupe chinois ainsi que toutes ses filiales sont disqualifiés aux appels d’offres du Groupe de la Banque africaine de développement. Au terme de sa suspension, China Henan International Cooperation Group Company ne pourra à nouveau être éligible à des appels d’offres financés par la BAD qu’après avoir mis en œuvre un programme de conformité en matière d’intégrité en accord avec les directives de la Banque.
Le Projet de soutien au secteur routier en Ouganda vise à renforcer les activités socio-économiques et à améliorer la qualité des services de transport dans les régions du sud-ouest et de l’est du pays. Il consiste à moderniser les routes Rukungiri-Kihihi-Ishasha/Kanungu et Bumbobi-Lwakhakha en les revêtant d’un bitume standard, contribuant ainsi à améliorer le niveau de vie des bénéficiaires, à promouvoir le tourisme, à renforcer l’intégration régionale et à développer le commerce transfrontalier entre l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Kenya.





Ouganda




![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Avion-450x232.jpg.webp)
