La Banque africaine de développement (BAD), annonce avoir exclu de ses appels d’offres China Henan International Cooperation Group Company Limited, pour une période de douze mois à compter du 28 avril «pour pratiques frauduleuses.» Plus concrètement, le groupe chinois a été convaincu de corruption sur un appel d’offres d’un projet financé par la BAD en Ouganda
Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque a établi que China Henan International Cooperation Group Company Limited s’était livrée à une pratique frauduleuse en omettant de divulguer le recours à un commissionnaire lors de la soumission d’une offre dans le cadre d’un appel d’offres portant sur les travaux de génie civil en vue de la mise aux normes de la route Rukungiri-Kihihi-Ishasha/Kanungu, une composante du Projet d’appui au secteur routier en Ouganda financé par la BAD. Durant la période d’exclusion, le groupe chinois ainsi que toutes ses filiales sont disqualifiés aux appels d’offres du Groupe de la Banque africaine de développement. Au terme de sa suspension, China Henan International Cooperation Group Company ne pourra à nouveau être éligible à des appels d’offres financés par la BAD qu’après avoir mis en œuvre un programme de conformité en matière d’intégrité en accord avec les directives de la Banque.
Le Projet de soutien au secteur routier en Ouganda vise à renforcer les activités socio-économiques et à améliorer la qualité des services de transport dans les régions du sud-ouest et de l’est du pays. Il consiste à moderniser les routes Rukungiri-Kihihi-Ishasha/Kanungu et Bumbobi-Lwakhakha en les revêtant d’un bitume standard, contribuant ainsi à améliorer le niveau de vie des bénéficiaires, à promouvoir le tourisme, à renforcer l’intégration régionale et à développer le commerce transfrontalier entre l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Kenya.
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Ouganda





