L’Egypte a émis des obligations d’un montant de 3,5 milliards de yuans (479 millions de dollars) sur le marché chinois, a annoncé le ministre égyptien des Finances, Mohamed Maait, hier lundi 16 octobre. Cette opération intervient après la décision du Caire d’émettre prochainement un emprunt obligataire de 500 millions de dollars, mais libellé en yen, sur le marché financier japonais.
Pour ces obligations d’une échéance de 3 ans, l’Egypte a réussi à obtenir un coupon annuel de 3,5 %, un niveau jugé «très avantageux» qui s’explique notamment par les garanties offertes par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). Le ministre des Finances égyptien a tenu à préciser qu’il s’agissait de la première émission d’obligations panda dans la région MENA. Le papier a suscité un vif intérêt auprès des investisseurs chinois.
Outre cette émission d’obligations panda, titres de dettes libellés en yuan émis sur le marché chinois, l’Egypte se prépare à émettre 500 millions de dollars de «Samouraï bonds», des obligations libellées en yen japonais émises à Tokyo par des émetteurs souverains étrangers ou des sociétés non-résidentes, en vue de diversifier les sources de financement de son économie.
Selon un rapport publié en septembre dernier par Morgan Stanley, les besoins de financement extérieurs de l’Egypte sont estimés à 24 milliards de dollars durant l’exercice fiscal 2023/2024 (juillet-juin). Ce sont en réalité des échéances de remboursement de la dette extérieure.
Le Caire a conclu un programme d’aide de 3 milliards de dollars avec le FMI. Mais la première revue de ce programme, initialement prévue au printemps dernier, n’a pas été achevée, en raison du retard pris par le gouvernement dans la mise en œuvre de certaines réformes très délicates comme la flexibilité totale du taux de change.





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