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L’annonce date de juin 2024 et elle a été réitérée lors du dernier World Economic Forum de Davos dans le pavillon de l’Arabie Saoudite Qu’en est-il des indemnisations ? Il est toujours intéressant de voir les comportements dans les files d’enregistrement ou d’embarquement. Régulièrement des resquilleurs tentent de forcer le passage entrainant de la part des autres passagers de désagréables remarques. Et que dire des réclamations lorsque les avions sont en retard ? Bien entendu cela est très stressant pour des clients un peu inquiets à l’idée de prendre l’avion ou de manquer une correspondance dans l’un des gigantesques «hubs» des gros opérateurs.

Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).

Alors la grande période de la sous-traitance a été lancée, souvent même avec l’appui des grands donneurs d’ordre. Le bénéfice économique a été certain. Le donneur d’ordre débarrassé de la contrainte sociale avait beau jeu de mettre en concurrence les sous-traitants dont il avait d’ailleurs aidé la création pour faire baisser le prix de revient du service.

La sous-traitance est plus que largement répandue dans le transport aérien. Elle n’est pas nouvelle et pourtant elle n’existait pratiquement pas dans les débuts de ce secteur d’activité. Les constructeurs, les opérateurs et les aéroports avaient tous intégré les différentes composantes de leurs métiers. Les compagnies aériennes avaient même gardé les fonctions de nettoyage des cabines dans leur périmètre. Et puis, le temps passant, les personnels des grandes sociétés ont demandé et obtenu des avantages couteux pour les compagnies et ces dernières, une fois lancées dans une course effrénée pour afficher un des tarifs toujours plus bas, se sont vues…

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Il n’est pas inutile de rappeler à quoi sert le BSP (Plan de facturation et de règlement) et pourquoi il est indispensable dans l’organisation du transport aérien. Avant l’invention de ce produit en 1971 par Brian Barrow alors en charge de la distribution chez IATA, les compagnies aériennes devaient déposer des stocks de billets dans les agences de voyages.

Dernièrement IATA l’organisation des transporteurs aériens et propriétaire du BSP (Billing and Settlement Plan) a encore durci sa position vis-à-vis des agents de voyages. L’information rapportée par Déplacements Pros est d’importance. Il semblerait bien que la tension entre les opérateurs et les distributeurs soit relancée après la période de calme qui a suivi l’effondrement du transport aérien lors du Covid. Il n’est pas inutile de rappeler à quoi sert le BSP (Billing and Settlement Plan) et pourquoi il est indispensable dans l’organisation du transport aérien. Avant l’invention de ce produit en 1971 par Brian Barrow alors en charge de la…

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Les fondamentaux du modèle reposent sur quelques bases intangibles : un seul type d’avion, des rotations plus rapides, des capacités d’appareils densifiés, pas de distribution sous-traitée, des prix d’appels très bas, un produit très dépouillé et tous les services payants, le tout servi par un personnel jeune, enthousiaste, et suffisamment bien payé.

Très intéressant de suivre les résultats de Southwest Airlines. C’est la compagnie de référence dans l’univers des «Low Costs.» C’est à la fois la première venue dans ce domaine dès 1971 avec une énorme expansion lors de la libéralisation du ciel américain en 1978, mais c’est également la plus importante par son chiffre d’affaires : 27,5 milliards de dollars même si l’européenne Ryanair transporte plus de passagers.

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Ce n’est d’ailleurs pas le seul exemple. On voit non seulement de grosses compagnies prêtes à dévorer de plus petites, mais on constate également que des opérateurs de bonne taille recherchent à se faire racheter par de plus gros. ITA s’est revendu à Lufthansa, SAS est en passe de se faire absorber par le groupe Air France/KLM et TAP fait les yeux doux aux trois majors européens. Que cherchent les acteurs dans cette volonté de rapprochement même si les uns et les autres n’en ont pas vraiment besoin.

Je me pose cette question chaque fois que je vois une compagnie en racheter une autre. C’est peut-être la règle de la vie mais, pour tout dire, je n’en vois pas toujours l’utilité. Dernièrement la compagnie turque Pegasus Airlines a acheté le transporteur national tchèque Czech Airlines après avoir d’ailleurs par le passé acquis la «low costs» de ce pays : Smart Wings. Certes le transporteur turc se porte bien et son gouvernement fait tout pour développer son transport aérien à la notable différence avec les autorités européennes.

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Cette évolution s’est faite d’abord très lentement, dans les années 1970 alors que l’aviation civile avait déjà conquis ses lettres de noblesse. Les voyages à motivation personnelle ne représentaient qu’une petite partie de la clientèle, autour de 20% alors que la proportion s’est maintenant inversée. Comment en est-on arrivé là ?  

Voilà un sujet auquel tout le monde peut répondre. Le transport aérien peut-il exister sans le tourisme et quel serait l’avenir du tourisme sans le transport aérien ? Les comportements ont bien changé depuis le début de l’aviation civile moderne à la fin de la deuxième guerre mondiale. On est passé d’un transport très cher, d’une fiabilité aléatoire et fréquenté par une élite, à un transport de masse dont une très grande partie de la clientèle est composée par des touristes.

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L’enjeu est de taille. Les montants sont tellement importants qu’il est difficile de se les représenter. Allez, entrons dans les grands nombres. On estime qu’actuellement 26.750 appareils sont en service commercial dans le monde. Les constructeurs, Boeing en particulier, chiffrent à 50.000 les flottes du transport aérien à l’horizon 2044, c’est dans moins de 20 ans et cela correspond à un doublement du nombre d’avions. Mais ce n’est pas tout, la taille moyenne des appareils augmente régulièrement. Elle est passée de 50 sièges dans les années 1950 à 100 sièges 20 ans plus tard et à 200 sièges maintenant. Et les appareils volent de plus en plus loin.

Comment qualifier autrement la lutte que se livrent les constructeurs d’avions ? Je ne parle pas seulement d’Airbus et de Boeing, mais des motoristes, des équipementiers et des nouveaux arrivants, chinois en particulier, sans oublier Embraer voire ATR. Les chiffres publiés par le cabinet ID Aero dont les analyses font autorité, donnent un peu le tournis.

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Gardons à l’esprit la montée continue en volume et en recettes du secteur d’activité même si les résultats économiques des compagnies aériennes ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais, depuis la fin du Covid la situation s’améliore. En fait la croissance est tirée par l’arrivée d’avions plus performants, ce qui permet une baisse des tarifs aiguisée par une course à l’affichage le plus performant dans les très gros distributeurs sur Internet.

Le développement du transport aérien se mesure par sa croissance en nombre de passagers, on va atteindre 5 milliards en 2026 et en chiffre d’affaires, on frôle les 1000 milliards de dollars US en 2025 et on les dépassera en 2026. Gardons à l’esprit la montée continue en volume et en recettes du secteur d’activité même si les résultats économiques des compagnies aériennes ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais, depuis la fin du Covid la situation s’améliore. En fait la croissance est tirée par l’arrivée d’avions plus performants, ce qui permet une baisse des tarifs aiguisée par une course…

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Pendant des décennies l’aérien civil a été le chouchou des gouvernements. Ceux-ci ont largement aidé leurs compagnies nationales à se développer à coups de protections de tous ordres et d’injections d’argent massives. Ils le faisaient car ils y trouvaient leur compte.

Décidément il faut avoir les reins solides pour créer une compagnie aérienne. Plus on avance dans la technologie, plus la sécurité devient parfaite, plus la consommation de carburant diminue, plus au fond le transport aérien devient un modèle pour le futur de la planète et plus il est attaqué. Et dans cet ensemble, les transporteurs, ceux qui finalement prennent tous les risques, sont les plus impactés par les attaques contre ce secteur d’activité. Pendant des décennies l’aérien civil a été le chouchou des gouvernements. Ceux-ci ont largement aidé leurs compagnies nationales à se développer à coups de protections de tous…

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