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Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).
J’ai sous les yeux quelques états tirés d’Amadeus pour afficher les grilles tarifaires de certains transporteurs. Je n’ai pas l’intention de les nommer ici car, de toute façon, quelles que soient les compagnies étudiées, elles ont toutes les mêmes pratiques. Je voudrais simplement montrer l’absurdité de ce mode de fonctionnement. Le « yield management » à l’extrême Sur les grands axes internationaux — transatlantiques Nord ou Sud, par exemple —, la guerre fait rage. Certes, en classe « business », les tarifs sont plus rapprochés, car les transporteurs entendent privilégier la recette à haute contribution. Néanmoins, 10 possibilités sont affichées…
Pendant longtemps, les compagnies américaines ont tiré le transport aérien, puis est venu le tour de l’Europe, laquelle a été supplantée par les nouveaux venus du Golfe, qui ont créé un nouveau standard de confort. Il semble bien que tous ces transporteurs aient atteint un sommet quant à leur croissance et qu’ils doivent maintenant se contenter d’un développement au ralenti, pour plusieurs raisons, dont le frein mis par le lobby écologiste qui a ciblé cette activité, car c’est médiatiquement efficace. Et pourtant, qu’on le veuille ou non, le transport aérien continue à croître. Il n’est qu’à songer aux quelque 20…
Le concept « low cost » n’est pas nouveau. Il date de 1971, l’année où Herb D. Kelleher a créé Southwest Airlines, compagnie alors confinée à l’État du Texas jusqu’en 1978 — année où le président Carter a instauré l’« Open Sky » aux États-Unis. Cette décision a libéré les énergies et permis à toute compagnie aérienne de desservir n’importe quelle route en mettant sur le marché les tarifs qu’elle souhaitait.
Il s’est passé un événement important dans le sillage de la dernière assemblée générale de l’IATA à Rio, en juin dernier : la nomination, au poste envié de Directeur général, de Saadia Zahidi, en remplacement de Willie Walsh. Celui-ci a quitté ses fonctions le 31 juillet pour prendre la direction générale d’IndiGo, où il succède à Pieter Elbers, lui-même ancien PDG de KLM. En attendant l’entrée en fonctions de Mme Zahidi, prévue le 1er novembre, c’est la Directrice financière de l’association, Sandrine Le Borgne, qui assure l’intérim. Bref, voilà un jeu de chaises musicales intéressant à examiner.
Devant l’évolution rapide des technologies, la question peut se poser. En effet, l’arrivée des facilités proposées par l’Intelligence artificielle représente une véritable évolution dans l’univers de la distribution aérienne. La dernière réelle innovation avant l’IA remonte à l’arrivée d’Internet et, avant, à celle des GDS. Voilà qui nous fait remonter le temps près de 50 ans en arrière.
On peut se poser la question au vu des contraintes imposées par l’Union européenne mais également directement par les États européens à leur transport aérien. Il est loin le temps où cette activité faisait la fierté du continent. Entre les années 1960 et 1980, les compagnies européennes représentaient le fleuron du Vieux Continent qui était en train de se reconstruire après avoir passé des siècles à des luttes internes qui ont été jusqu’à presque le détruire.
Il est une grande constante dans le transport aérien : tout le monde se plaint. Les constructeurs n’arrivent pas à livrer leurs commandes faute de main-d’œuvre, les transporteurs ne peuvent pas gagner suffisamment d’argent, sauf quelques exceptions notoires, les aéroports sont contraints par leurs conventions tarifaires auprès des compagnies aériennes et des clients, et finalement les passagers eux-mêmes ne sont pas contents des services rendus par l’ensemble de la chaîne des opérateurs de ce secteur d’activité. Cela n’empêche pas tout de même le transport aérien de poursuivre une croissance régulière depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c’est-à-dire depuis plus de 80 ans.
Cela semble une tendance de fond. Les modèles si différents au départ entre les transporteurs traditionnels et les low-costs sont en train de se copier. Il a fallu près de 40 ans pour que les deux modèles se rejoignent progressivement et dans le futur il ne restera plus que la distinction entre les courts et les longs courriers. On revient aux origines du transport aérien.
Nous avons laissé les passagers déjà passablement tendus à l’arrivée à leur porte d’embarquement. Il nous reste à les suivre jusqu’à leur destination finale.
C’est bien connu, la moitié des passagers ont peur à bord d’un avion. Ce n’est souvent qu’une angoisse diffuse, mais elle peut prendre parfois des aspects plus spectaculaires comme ce passager d’United Airlines qui à 11.000 d’altitude a tenté d’ouvrir la porte de l’appareil sur un vol entre Newark et Guatemala City. Il faut dire que le parcours d’un client pour arriver à bon port est semé d’un impressionnant nombre d’obstacles.
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