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Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).
Nous sommes habitués aux chiffres sans cesse croissants du transport aérien, en gros et pour l’année 2025, 5 milliards de passagers, 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, plus de 15.000 appareils en exploitation régulière par 1.200 transporteurs dont 800 transportent 98% du marché
Cette question amène une réponse évidente : à transporter des passagers. Bien entendu c’est sa vocation première et le succès du transport aérien en est la plus éclatante démonstration. Près de 5 milliards de passagers en 2025 et une demande qui ne cesse de croitre. Songeons que les habitants plus des 2/3 de la planète n’ont toujours pas accès à ce mode de transport et dès qu’ils le peuvent ils s’y précipitent. Il n’a qu’à voir la formidable évolution de l’aérien en Inde où la compagnie Indigo, par exemple a passé commande de 500 appareils d’une capacité moyenne proche de 200 sièges et a pris une option équivalente. Donc pas de doute, les compagnies aériennes ont une vocation unique : transporter des passagers ou du fret avec des avions. Mais ce n’est pas tout et en regardant de plus près une compagnie aérienne a d’autres vocations.
Les GDS (Global distribution Systems) ne sont pas récents dans l’univers du transport aérien. Créés par les grandes compagnies aériennes entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, suite à la dérégulation du transport aérien américain décidée par le Président Carter en 1978, ils se sont imposés comme l’outil incontournable de la distribution en reliant les agents de voyages aux systèmes d’inventaires des transporteurs Cela a tellement bien marché, que les compagnies aériennes traditionnelles, en grande difficulté suite aux aléas politiques et aux arrivées des concurrents «low costs,» ont progressivement revendu leurs participations pour très cher…
La compétition est particulièrement difficile pour décrocher la première position entre les compagnies aériennes. Que doit-on prendre comme principal critère : le nombre de passagers ? le chiffre d’affaires ? le nombre d’appareils ? le nombre de salariés ? et sur quel périmètre se baser : la compagnie leader, le groupe aggloméré autour de celle-ci ? Bref le rang est discuté et discutable.
Le titre est un peu provocateur, mais la question mérite d’être posée. Bien entendu les transporteurs «low-costs» ne vont pas disparaître, mais leur produit et leur mode de fonctionnement rejoignent les méthodes des compagnies traditionnelles et d’ailleurs, ces dernières ont également largement fait évoluer leur opération vers le modèle «low costs.» Dès lors, et tout au moins pour ce qui concerne les courts et moyens courriers, il n’y aura plus qu’un seul modèle hybride pour lequel il serait judicieux de trouver un nom
Pieter Elbers, le CEO de la compagnie indienne IndiGo, qui a passé la plus grosse commande d’appareils jamais vue avec 1021 avions tous chez Airbus, faisait remarquer que la seule vraie différence entre les compagnies aériennes se faisait avec la qualité du personnel de bord. Est-ce si vrai ?
Les 3 et 4 juillet 2025 une petite minorité de contrôleurs aériens français : 272 le jeudi 03 et 251 le vendredi 04 juillet 2025 sur un total de 3.462 aiguilleurs du ciel employés par le service de la navigation aérienne DSNA qui dépend de la DGAC, la Direction Générale de l’Aviation Civile Française se sont mis en grève
Aucun doute, le transport aérien est un des sujets favoris des médias. Cette activité est devenue accessible au grand public même si une toute petite des habitants de la planète l’ont déjà pratiquée. Et puis il n’est pas naturel pour un terrien de se voir propulsé dans les airs, à 10.000 mètres d’altitude pour voler à 900 km/h afin d’arriver à une destination éloignée de plusieurs milliers de kilomètres dans des pays, qui parfois, parlent une langue étrangère. Bref prendre un vol est encore très anxiogène et ce n’est pas la traversée des aéroports qui va apaiser l’appréhension de prendre l’avion. Au moins 50% des passagers ont encore peur dans ce mode de transport
Les chiffres de la dernière Assemblée Générale de l’IATA sont très instructifs. Ils donnent une vision globale du transport aérien et de ses perspectives, même si ces dernières sont revues plusieurs fois par an à la hausse ou à la baisse. Pour la première partie de 2025 la tendance est plutôt de revoir les chiffres à la baisse. Retenons cependant les bons résultats de 2024 : 32,4 milliards de dollars de bénéfice pour 4,89 milliards de passagers, en hausse de près de 10% par rapport à 2023 année qui a marqué le retour du transport aérien à la normale.
Il fut un temps, certes un peu lointain, où le transport aérien était cher, assez peu confortable et fréquenté par des afficionados fortunés. Cela a bien changé ! Il est maintenant devenu une commodité, accessible à la grande majorité des populations au moins dans les pays développés.
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![Édito | Les futurs géants du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Et la croissance continue au même rythme de 5% par an ce qui amène un doublement tous les 15 ans et ce, en dépit du formidable lobby écologiste, le principal ennemi de ce mode de transport. Je note néanmoins qu’en dépit de cette croissance continue, le transport aérien produit une proportion de CO² en constante diminution par rapport aux autres secteurs économiques de la planète. Il est maintenant sous la barre des 3% et le chiffre va forcément diminuer avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’appareils, une meilleure gestion de l’espace aérien et une taille moyenne des avions en constante augmentation. Cette croissance ne sera pas tirée par les transporteurs traditionnels qui poursuivront bon an mal un une progression en dessous de 4%, mais par de nouveaux arrivants.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/Turkish-Airlines-.jpg)
![Édito | A quoi sert une compagnie aérienne ? [Par Jean-Louis Baroux] Les «legacys» Ce sont les compagnies traditionnelles. Elles ont créé le transport aérien en utilisant la protection des Etats qui de leur côté les utilisent comme moyens de prestige, mais également de pression diplomatique et même de politique interne. Les 197 pays du monde dont deux sont seulement observateurs à l’ONU, le Vatican et la Palestine et deux ne sont pas enregistrés Taiwan et les Iles Cook, ont tous ou presque leur propre transporteur.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/Avion-.jpg)
![Édito | Les GDS grands profiteurs de l’IA [Par Jean-Louis Baroux] Les GDS (Global distribution Systems) ne sont pas récents dans l’univers du transport aérien. Créés par les grandes compagnies aériennes entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, suite à la dérégulation du transport aérien américain décidée par le Président Carter en 1978, ils se sont imposés comme l’outil incontournable de la distribution en reliant les agents de voyages aux systèmes d’inventaires des transporteurs](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/Amadeus-.jpg)
![Edito | La plus grosse compagnie aérienne au monde [Par Jean-Louis Baroux] Pour autant les plus gros transporteurs sont sans conteste américains et le choix entre American Airlines, United Airlines et Delta Airlines est fluctuant d’une année sur l’autre. En Europe le groupe Lufthansa avec ses filiales allemandes, et les transporteurs nationaux suisse, autrichien, et belge, sans compter la très grosse participation dans la compagnie nationale italienne, pèse d’un très grand poids d’autant plus qu’il se dirige vers un management centralisé. Néanmoins, je me rends au consensus actuel qui attribue à American Airlines Group le titre de premier transporteur aérien au monde.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/American-Airlines-.jpg)
![Tribune | Compagnies aériennes : la fin des «low-costs» [Par Jean-Louis Baroux] Depuis déjà pas mal de temps la différence entre les deux concepts avait tendance à s’amenuiser. Les transporteurs historiques ont adopté assez facilement le service spartiate à bord de leurs vols, surtout pour ce qui concerne les classes économiques. Ils n’ont pas encore pris l’habitude d’encaisser les prestations supplémentaires à bord, car les personnels navigants ne veulent pas manipuler l’argent, contrairement à ceux des «low-costs» dont une part non négligeable de leur rémunération provient de cette source.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/08/Spirit-1536x864.jpg)
![Tribune | Comment les compagnies aériennes se différencient-elles ? [Par Jean-Louis Baroux] Le transport aérien est organisé de manière à ce que tous les opérateurs aient les mêmes chances car ils sont au final dépendants des mêmes règles et ce quel que soit leur pays d’origine. C’est d’ailleurs la seule manière de pouvoir échanger des passagers et des marchandises d’un pays à l’autre et c’est ce qui a contribué grandement au fulgurant développement de cette activité.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/08/Connecting--1536x745.jpg)
![Aérien | Aiguilleurs du ciel : CA SUFFIT ! [Par Jean-Louis Baroux] Le résultat a été dévastateur : rien qu’en France 933 vols ont été annulés le jeudi et 1.125 le vendredi soit entre 25% du trafic sur les plateformes parisiennes jusqu’à 50% dans les aéroports du sud comme Nice, par exemple. Cerise sur le gâteau, tous les vols de l’aviation d’affaires ont été annulés. Si on prend une moyenne de 150 passagers par vol, les 2.058 annulations ont impacté un peu plus de 300.000 passagers sans compter les retards et les clients des vols privés. Et sans compter non plus les quelque 1.500 vols européens contraints à l’annulation car dans l’impossibilité de survoler le territoire français par lequel transite une forte proportion de vols du continent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/07/Aiguille-.jpg)
![Édito | Les difficiles rapports entre les médias et le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant on ne peut pas dire que les médias traitent le transport aérien d’une manière totalement neutre, surtout depuis la généralisation des réseaux sociaux. Pas de jour sans qu’un entrefilet ne mentionne un incident survenu à bord d’un appareil. Tel vol a été dérouté car un passager se sentait mal, ou qu’une altercation même bégnine est intervenue à bord. Et le traitement est toujours dramatique. Le vol de la compagnie «XY Airlines» a été obligé de faire demi-tour pour tel incident. Certes cela constitue une nouvelle, mais est-ce bien normal de dramatiser ce qui n’est le plus souvent qu’une procédure habituelle destinée à assurer la sécurité des passagers.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Transport-aerien-VS-Medias-.jpg)
![Édito | Pourquoi le transport aérien est-il si peu rentable ? [Par Jean-Louis Baroux] Ces résultats apparaissent excellents mais le taux de rentabilité qui reste de 3,4% est tout de même très insuffisant. Alors à la tête de IAG, le groupe constitué autour de British Airways et d’Iberia, Willie Walsh, l’actuel CEO de IATA, avait fixé un objectif de 10% au moins, chiffre qui d’ailleurs a été atteint par le même groupe pendant quelques exercices. Comment se fait-il alors que les résultats financiers ne correspondent pas au réel succès de ce secteur d’activité ? Sans parler d’excuses, j’y vois plusieurs explications.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Willie-Walsh-CEO-de-IATA-1536x858.jpg)
![Edito | Les clients du transport aérien n’en demandent-ils pas trop ? [Par Jean-Louis Baroux] Il est maintenant plus confortable quoiqu’on en dise car les appareils ont atteint un niveau de qualité et de sécurité tout à fait remarquable et de surcroît il est maintenant beaucoup moins onéreux que dans le passé. Tout pourrait aller dans le meilleur des mondes, sauf que le comportement de certains passagers rend ce type de transport parfois très stressant](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Avion--1536x833.jpg)
