- Marché des transferts | Football : à 140 millions d’euros, l’Ivoirien Yan Diomandé devient le joueur africain le mieux évalué
- Nigeria | Fintech : Flutterwave, de la licorne des paiements à l’assaut de la banque
- Tech | Winter Summit de Plug and Play : une startup marocaine va représenter le Royaume dans la Silicon Valley — avec une IA qui fait le métier de conseiller crédit
- Lagos | Dangote prépare la plus grande IPO africaine de la décennie : les Bourses du continent en ordre de bataille
- Sénégal | Soutien aux secteurs stratégiques : la Banque mondiale débloque 340 milliards de FCFA et mise sur les réformes de Diomaye Faye
- South Africa | Énergie : avec Pékin, Pretoria mise sur un mégaplan de 122 milliards de dollars pour relancer son industrie
- Lagos | Femi Otedola contre First Bank of Nigeria : le pari fou du milliardaire pour conquérir la première banque du pays
- Guinée équatoriale | Investissements : pourquoi la BADEA mise sur Ciudad de la Paz pour renforcer son influence en Afrique
- Page 9
Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).
En juin dernier un évènement est passé un peu inaperçu et pourtant il signe un changement important dans le secteur du transport aérien. Le fonds activiste Elliott Investment Management a investi 1,9 milliard de dollars dans Southwest Airlines ce qui représente un peu plus de 10% du capital avec comme objectif de sortir l’actuelle direction incapable aux yeux de l’investisseur de faire évoluer le modèle économique de la compagnie
Cela fait des années que nous dénonçons cette course folle à la multiplication des classes de réservation et des tarifs, soi-disant pour répondre aux demandes des passagers. Or, une étude récente menée par Travelport largement commentée par Déplacements Pros montre tout le contraire, je cite l’article : «42% des interviewés ont l’impression que les offres des compagnies aériennes sont devenues moins adaptées à leurs préférences personnelles.» Autrement dit trop de tarifs tuent la perception des prix
La période faste du transport aérien régional date des années 1970-1980. C’était le moment où les équipements routiers et ferroviaires se construisaient à vive allure et où les appareils proposés étaient adaptés aux petits flux.
Trop, c’est trop ! Il n’y a pas de jour sans que l’on découvre dans les médias un incident de vol survenu à un Boeing et ce quelles qu’en soient la gravité et l’origine. Il est peut-être temps de remettre les pendules à l’heure Certes le constructeur américain n’est pas exempt de responsabilités. Sa désastreuse stratégie menée avec constance depuis le rachat de McDonnell le 15 décembre 1996 qui a consisté à privilégier le retour sur investissements aux actionnaires s’est révélé au final désastreuse. Il a fallu longtemps pour que les conséquences deviennent visibles. Après plusieurs alertes passées un peu…
Au cours des 25 dernières années nous avons assisté à une énorme vague de sous-traitance dans le transport aérien. Cela permettait de croitre plus vite sans supporter les coûts fixes associés C’est ainsi que les compagnies aériennes ont progressivement abandonné une grande partie de leurs activités telles que le catering, le nettoyage des appareils, l’assistance en piste, les comptoirs d’enregistrement, et jusqu’aux salons aéroportuaires. Elles n’ont par contre pas eu le droit de traiter les opérations de sûreté lesquelles ont été confiées aux aéroports qui se sont empressés de les sous-traiter. Rajoutons, pour ne parler que des transporteurs, l’utilisation massive…
Comme chaque année le classement des meilleures compagnies au monde effectué par l’organisation Skytrax basée à Londres, est scruté avec attention. Il faut dire que cette notation n’est contestée par personne et qu’elle s’est affinée au fil du temps, puisqu’elle a commencé en 1999, il y a maintenant un quart de siècle. C’est largement assez pour en assurer la crédibilité. Reste à en tirer quelques enseignements
Pas de semaine sans qu’un conflit entre une compagnie aérienne et ses clients ne fasse la une des médias. Dernièrement la caisse de garantie des transporteurs a été une nouvelle fois soulevée en Allemagne. Ce n’est pas le seul motif d’insatisfaction des clients
La concurrence entre les deux modes de transport collectif que sont la voie ferrée et la voie aérienne a pris des allures de combat surtout depuis que la mode écologiste s’est insérée dans le débat. Ce phénomène ne concerne que quelques parties de la planète, là ou les deux modes de transport sont les plus développés. En fait il ne s’agit que de l’Europe. Les autres continents sont beaucoup plus étendus et peu couverts par des infrastructures ferrées à la notable exception de l’Inde et de la Chine. Mais en Europe la concurrence fait rage
Décidément, plus le transport aérien est dénigré et plus il se développe sous l’avalanche de commandes en provenance essentiellement de l’Asie et du Golfe mais également de la part des compagnies dites occidentales obligées de rajeunir leurs flottes vieillissantes sous la pression écologique. Or seuls deux constructeurs sont en mesure de faire face à ce tsunami : Airbus et Boeing. Certes les fabricants d’avions régionaux Embraer ou ATR ont encore leur mot à dire, mais les défis sont infiniment plus simples pour eux que pour les deux géants
Il est fréquent que les prévisionnistes puissent se tromper et la projection des résultats passés ne préjuge pas les futurs. Cependant le transport aérien montre une grande constance dans son évolution et les experts s’accordent pour prédire une croissance continue dans les 25 prochaines années, même en prenant en compte les contraintes écologiques. Il n’est pas inutile de rappeler les chiffres du passé
La newsletter AFRIMAG
Recevez gratuitement la revue des publications Afrimag directement dans votre Email !




![Tribune – Vers la fin des low costs ? [Par Jean- Louis Baroux] Southwest, le transporteur à l’origine du modèle économique à bas coûts](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/09/Southwest-.jpg)
![Tribune – Le transport aérien est-il encore un service ? [Par Jean-Louis Baroux ] Petit à petit les compagnies se sont séparées de leur personnel, qui était devenu certes un peu pléthorique, pour demander aux clients de faire eux-mêmes le travail à la place de leurs salariés. C’était tout bénéfice tant que les produits et la qualité de service restait acceptable, mais finalement les passagers ont fini par ne plus voir de différence entre les «low costs» et les compagnies traditionnelles. On a touché le fond dans les années 2010.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/09/Compagnies-low-cost-.jpg)
![Tribune : Un nouvel avenir pour le transport aérien régional [Par Jean-Louis Baroux] En France uniquement 25 petites Préfectures et 50 sous-préfectures ne sont desservies ni par une autoroute ni par un transport ferroviaire rapide et encore moins par une ligne aérienne. Comment alors lutter contre un déclin qui semble inéluctable alors qu’elles peuvent fournir une excellente qualité de vie ? Il ne suffit pas d’amener le travail un peu partout avec de bonnes connexions Internet, encore faut-il que les déplacements soient facilités.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/08/Avion-.jpg)
![Tribune – Stop au bashing de Boeing [Par Jean-Louis Baroux] Pour autant peut-on attribuer au constructeur tous les incidents constatés sur ses appareils ? Voilà qui mérite analyse. Celle-ci a été faite, remarquablement, par Vincent Heidelberg qui dirige Stardust la chaîne Air & Space. Il apparait très nettement deux conclusions essentielles.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/07/Boeing-MAX-737.jpg)
![Tribune -Transport aérien : Revenir à l’essentiel [Par Jean-Louis Baroux] Du côté de Boeing ce n’est pas mieux. Toutes les difficultés que doit affronter le constructeur américain viennent de sa stratégie de sous-traitance massive qui a échappé au contrôle à la fois du constructeur mais aussi des autorités américaines.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/07/Sous-traitance-.jpg)
![Tribune – Les meilleures compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux] Eh bien, cette zone qui ne comprend qu’une vingtaine de compagnies régulières sur les 1200 enregistrées dans le monde, réalise la performance d’en placer 3 aux dix premières places et 5 dans le Top 20. On peut d’ailleurs remarquer la grande stabilité dans ce classement puisqu’on retrouve les mêmes en 2023. Rendons hommage à Qatar Airways, Emirates et Turkish Airlines, cette dernière ayant fait une prodigieuse progression dans les 10 dernières années.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2022/02/Emirates--1536x1024.jpg)
![Tribune – Les difficiles relations entre les transporteurs et les passagers [Par Jean-Louis Baroux] Cette tolérance est uniquement faite pour améliorer les statistiques. Je veux bien que le nombre d’intervenants nécessaires à assurer le départ d’un avion soit très important et de nature diverse, mais après tout le contrat qui relie les consommateurs à leur producteur décrit bien un horaire de départ et d’arrivée. Or les compagnies aériennes, sachant qu’il leur est difficile d’assurer un départ à l’heure exacte prévue, rallongent artificiellement les temps de trajet de manière à assurer une arrivée dans les temps.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/06/Air-France-.jpg)

![Tribune- Trop de commandes d’avions – L’impasse de la construction [Par Jean-Louis Baroux] Il faut dire que les constructeurs se heurtent à d’immenses difficultés. Boeing doit tout d’abord réformer entièrement sous le contrôle maintenant très strict de la FAA (La Fédéral Aviation Administration) qui ne laissera plus rien passer après les graves manquements enregistrés à propos du Boeing 737 MAX. Il faudra de nombreux mois avant que la production de Boeing passe des quelques 30 appareils mensuellement produits aux 70 à 80 nécessaires.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/06/B.jpg)
![Tribune – Vers l’avion de 1000 places [Par Jean-Louis Baroux] Une version équipée de 800 sièges avait déjà été envisagée pour la compagnie Air Austral, mais un changement de direction n’a pas permis à ce projet d’aboutir. Il est d’autre part fort possible que les moteurs actuels ne permettent pas d’équiper un tel mastodonte, or seul Rolls-Royce s’intéresse aux très gros réacteurs capables d’être montés sur une version allongée du A 380.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/06/1000-sieges-.jpg)
