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Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).
Trop, c’est trop ! Il n’y a pas de jour sans que l’on découvre dans les médias un incident de vol survenu à un Boeing et ce quelles qu’en soient la gravité et l’origine. Il est peut-être temps de remettre les pendules à l’heure Certes le constructeur américain n’est pas exempt de responsabilités. Sa désastreuse stratégie menée avec constance depuis le rachat de McDonnell le 15 décembre 1996 qui a consisté à privilégier le retour sur investissements aux actionnaires s’est révélé au final désastreuse. Il a fallu longtemps pour que les conséquences deviennent visibles. Après plusieurs alertes passées un peu…
Au cours des 25 dernières années nous avons assisté à une énorme vague de sous-traitance dans le transport aérien. Cela permettait de croitre plus vite sans supporter les coûts fixes associés C’est ainsi que les compagnies aériennes ont progressivement abandonné une grande partie de leurs activités telles que le catering, le nettoyage des appareils, l’assistance en piste, les comptoirs d’enregistrement, et jusqu’aux salons aéroportuaires. Elles n’ont par contre pas eu le droit de traiter les opérations de sûreté lesquelles ont été confiées aux aéroports qui se sont empressés de les sous-traiter. Rajoutons, pour ne parler que des transporteurs, l’utilisation massive…
Comme chaque année le classement des meilleures compagnies au monde effectué par l’organisation Skytrax basée à Londres, est scruté avec attention. Il faut dire que cette notation n’est contestée par personne et qu’elle s’est affinée au fil du temps, puisqu’elle a commencé en 1999, il y a maintenant un quart de siècle. C’est largement assez pour en assurer la crédibilité. Reste à en tirer quelques enseignements
Pas de semaine sans qu’un conflit entre une compagnie aérienne et ses clients ne fasse la une des médias. Dernièrement la caisse de garantie des transporteurs a été une nouvelle fois soulevée en Allemagne. Ce n’est pas le seul motif d’insatisfaction des clients
La concurrence entre les deux modes de transport collectif que sont la voie ferrée et la voie aérienne a pris des allures de combat surtout depuis que la mode écologiste s’est insérée dans le débat. Ce phénomène ne concerne que quelques parties de la planète, là ou les deux modes de transport sont les plus développés. En fait il ne s’agit que de l’Europe. Les autres continents sont beaucoup plus étendus et peu couverts par des infrastructures ferrées à la notable exception de l’Inde et de la Chine. Mais en Europe la concurrence fait rage
Décidément, plus le transport aérien est dénigré et plus il se développe sous l’avalanche de commandes en provenance essentiellement de l’Asie et du Golfe mais également de la part des compagnies dites occidentales obligées de rajeunir leurs flottes vieillissantes sous la pression écologique. Or seuls deux constructeurs sont en mesure de faire face à ce tsunami : Airbus et Boeing. Certes les fabricants d’avions régionaux Embraer ou ATR ont encore leur mot à dire, mais les défis sont infiniment plus simples pour eux que pour les deux géants
Il est fréquent que les prévisionnistes puissent se tromper et la projection des résultats passés ne préjuge pas les futurs. Cependant le transport aérien montre une grande constance dans son évolution et les experts s’accordent pour prédire une croissance continue dans les 25 prochaines années, même en prenant en compte les contraintes écologiques. Il n’est pas inutile de rappeler les chiffres du passé
Tous les acteurs du transport aérien parlent de la fameuse expérience client, sauf qu’aucun d’entre eux ne la maitrise complètement tant cette activité réclame d’acteurs différents dont chacun a sa vie propre à l’intérieur du système
Voilà un secteur d’activité qui attire toutes les convoitises, et c’est d’ailleurs assez justifié. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale il n’a fait que croitre de manière régulière jusqu’à tangenter les 5 milliards de passagers et pas loin de 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an tout en devenant de plus en plus fiable à tel point qu’en 2023 un seul accident mortel a été déploré et encore il était dû à une très grossière faute de pilotage
Après une période un peu euphorique, c’était en fin d’année 2023, le soufflé semble un peu retomber quant à l’utilisation des VTOLS (Vertical Take Off and Landing) autrement dit les taxis volants à propulsion électrique. Il était prévu ni plus ni moins d’ouvrir une première desserte régulière à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris entre l’aéroport de Charles de Gaulle et une barge amarrée sur la Seine, en plein Paris. Des essais avaient été conduits sur l’aéroport de Pontoise et ils semblaient concluants. Il ne restait plus qu’à obtenir les autorisations
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![Tribune – Stop au bashing de Boeing [Par Jean-Louis Baroux] Pour autant peut-on attribuer au constructeur tous les incidents constatés sur ses appareils ? Voilà qui mérite analyse. Celle-ci a été faite, remarquablement, par Vincent Heidelberg qui dirige Stardust la chaîne Air & Space. Il apparait très nettement deux conclusions essentielles.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/07/Boeing-MAX-737.jpg)
![Tribune -Transport aérien : Revenir à l’essentiel [Par Jean-Louis Baroux] Du côté de Boeing ce n’est pas mieux. Toutes les difficultés que doit affronter le constructeur américain viennent de sa stratégie de sous-traitance massive qui a échappé au contrôle à la fois du constructeur mais aussi des autorités américaines.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/07/Sous-traitance-.jpg)
![Tribune – Les meilleures compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux] Eh bien, cette zone qui ne comprend qu’une vingtaine de compagnies régulières sur les 1200 enregistrées dans le monde, réalise la performance d’en placer 3 aux dix premières places et 5 dans le Top 20. On peut d’ailleurs remarquer la grande stabilité dans ce classement puisqu’on retrouve les mêmes en 2023. Rendons hommage à Qatar Airways, Emirates et Turkish Airlines, cette dernière ayant fait une prodigieuse progression dans les 10 dernières années.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2022/02/Emirates--1536x1024.jpg)
![Tribune – Les difficiles relations entre les transporteurs et les passagers [Par Jean-Louis Baroux] Cette tolérance est uniquement faite pour améliorer les statistiques. Je veux bien que le nombre d’intervenants nécessaires à assurer le départ d’un avion soit très important et de nature diverse, mais après tout le contrat qui relie les consommateurs à leur producteur décrit bien un horaire de départ et d’arrivée. Or les compagnies aériennes, sachant qu’il leur est difficile d’assurer un départ à l’heure exacte prévue, rallongent artificiellement les temps de trajet de manière à assurer une arrivée dans les temps.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/06/Air-France-.jpg)

![Tribune- Trop de commandes d’avions – L’impasse de la construction [Par Jean-Louis Baroux] Il faut dire que les constructeurs se heurtent à d’immenses difficultés. Boeing doit tout d’abord réformer entièrement sous le contrôle maintenant très strict de la FAA (La Fédéral Aviation Administration) qui ne laissera plus rien passer après les graves manquements enregistrés à propos du Boeing 737 MAX. Il faudra de nombreux mois avant que la production de Boeing passe des quelques 30 appareils mensuellement produits aux 70 à 80 nécessaires.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/06/B.jpg)
![Tribune – Vers l’avion de 1000 places [Par Jean-Louis Baroux] Une version équipée de 800 sièges avait déjà été envisagée pour la compagnie Air Austral, mais un changement de direction n’a pas permis à ce projet d’aboutir. Il est d’autre part fort possible que les moteurs actuels ne permettent pas d’équiper un tel mastodonte, or seul Rolls-Royce s’intéresse aux très gros réacteurs capables d’être montés sur une version allongée du A 380.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/06/1000-sieges-.jpg)
![Tribune -L’expérience client et le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Et sur le plan individuel, remarquons que l’informatique a parfaitement joué son rôle dans l’expérience client. Ces derniers peuvent maintenant sortir leur carte d’embarquement depuis leur domicile, faire un pré enregistrement de leurs bagages et recevoir quasiment en temps réel les informations nécessaires en cas d’irrégularités. Ils ont de plus un choix de destinations et de fréquences beaucoup plus important.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/05/Tpt.jpg)
![Tribune- Les profiteurs du transport aérien[Par Jean-Louis Baroux] Et cette puissance économique et médiatique fait beaucoup d’envieux et de profiteurs qu’ils soient à l’intérieur même du système ou à sa périphérie. Citons dans le désordre les contrôleurs aériens et les pilotes de certaines compagnies, les hommes politiques, certains dirigeants dans le secteur d’activité, les fonds d’investissement et j’en oublie certainement. Il faut dire que la tentation est grande de mettre la main sur de gros, très gros pots de vin ou même de petits avantages.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/05/Boeing.jpg)
![Tribune – Temps difficiles pour les Vtols [Par Jean-Louis Baroux] Au fond, les grandes agglomérations européennes et asiatiques ne sont peut-être pas les mieux adaptées à ce type de transport ce qui n’est pas le cas des américaines. Et puis pourquoi ne pas utiliser massivement les VTOLs pour désenclaver les petites villes et les lieux difficilement accessibles ce qui permettrait de ralentir la ruée des populations vers les très grandes villes et garder ainsi une répartition plus harmonieuse des populations.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/05/VTOLs--1536x729.jpg)
