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Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).
C’est fait, le Groupe Lufthansa vient de boucler l’achat de 41% des actions de la compagnie ITA Airways (Italia Transporto Aereo SpA) pour un montant de 325 millions d’euros, et ce n’est qu’une première étape car le groupe allemand détient le droit de racheter la totalité du capital pour une valeur totale de 829 millions d’euros. C’est un coup de maître auquel d’ailleurs je ne croyais pas. Je misais sur le nationalisme italien et la fierté des Romains ajoutés à la bonne santé du successeur de feue Alitalia
La question mérite sérieusement d’être posée. Les premiers effets du NDC (New Distribution Capability) de IATA commencent à porter ses fruits. Rappelons qu’il s’agit d’une nouvelle norme d’échanges de messages entre les transporteurs et le marché. Elle permet non seulement d’échanger des lettres et des chiffres, mais également des images et du son. Ainsi plus rien n’empêche les compagnies aériennes de développer à peu de frais leur propre tour opérateur. Certes le NDC met plus de temps que prévu pour se développer. Seuls les plus gros transporteurs se sont lancés dans les développements informatiques nécessaires, mais ils pèsent un poids considérable dans le transport aérien mondial et ils peuvent imposer leur stratégie
Cette année encore de nombreux défis attendent le transport aérien. Celui-ci a d’ailleurs terminé 2024 de manière bien triste avec le crash de la compagnie sud-coréenne Jeju Air qui a fait 179 morts suite, si on a bien compris les premières investigations, à une ingestion d’oiseaux et l’explosion de l’appareil, un Boeing 737-800 contre un mur en fin de piste alors que l’équipage n’avait pas réussi à sortir le train d’atterrissage. Voilà vraiment une accumulation de malchances que l’enquête pourra sans doute fournir les explications puisque les boîtes noires ont été retrouvées
Le transport aérien a retrouvé ses couleurs antérieures et les résultats de 2024 seront historiques même si le mur des 5 milliards de passagers et de 1.000 milliards de recettes ne sera pas franchi cette année. Il s’en faudra sans doute de très peu. Et la croissance se poursuit sans que l’on sache très bien où elle va s’arrêter Les compagnies du Golfe sont toujours en demande de plus d’appareils sous la pression de l’Arabie Saoudite, le nouveau venu dans le club fermé des très grosses compagnies et le retour d’Etihad en meilleure forme. L’Asie poursuit son développement et l’Afrique…
C’est faux me direz-vous et vous aurez raison. Le premier vol commercial a eu lieu en Floride en… 1914 et avant la deuxième guerre mondiale de grandes compagnies telles que Pan Am, Air France, Imperial Airways et d’autres sillonnaient déjà le ciel et avaient tracé d’importants réseaux internationaux. Pan Am, par exemple traversait le Pacifique avec des hydravions géants et les opérateurs européens allaient jusqu’en Australie et dans nombre de pays asiatiques et africains. Alors pourquoi dater le transport aérien de 1944 ?
C’est une affaire entendue : la decarbonation totale du transport aérien en 2050 ne sera pas possible. En effet les quelque 14.000 appareils actuellement en commande, seront livrés entre 2025 et 2035 et ils ont une durée de vie d’au moins 30 ans. Or ils sont construits avec une technologie qui génère encore du CO² et la production de SAF (Sustainable Aviation Fuel) sera largement insuffisante pour assurer un transport aérien décarboné
Récemment un cadre dirigeant d’une grande compagnie aérienne me demandait ce qui différenciait les produits des transporteurs afin de guider les choix des clients. J’avoue avoir suggéré un moment de réflexion et voici quelques pistes D’abord nous ne parlerons que des grands transporteurs, les seuls à se livrer une concurrence féroce, il y va d’ailleurs de leur survie. La moindre défaillance est payée au prix fort, surtout auprès de la clientèle affaires qui, avec moins de 50% des passagers assure plus des 2/3 du chiffre d’affaires des compagnies. Les très gros opérateurs se caractérisent par des flottes de plusieurs centaines…
Il semble bien que l’indépendance d’ITA (Italia Transporti Aerea SpA), qui a pris la suite de la défunte Alitalia, soit proche de la fin. Le Groupe Lufthansa n’attend plus que le dernier feu vert de la Commission européenne pour mettre la main sur 49% de la compagnie italienne pour un montant somme toute modeste de 325 millions d’euros En fait le prix est plus que raisonnable si on considère ce que représente ITA. Elle opère 90 appareils, dessert 70 destinations dont 22 en Italie, et les autres réparties sur 25 pays et 4 continents, le tout avec un chiffre d’affaires…
La Cédéao (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) est un lieu où les échanges peuvent déboucher sur des mesures concrètes. Certes l’organisation créée à Lagos le 29 mai 1975 est actuellement un peu en difficulté avec la pseudo exclusion de 4 Etats situés au beau milieu de cette zone géographique : le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Niger, tous gouvernés par des pouvoirs militaires qui, soucieux de l’indépendance de leur pays ont coupé les liens qu’ils entretenaient avec la France ce qui, accessoirement a également des répercussions dans l’ensemble de l’Europe occidentale
La première question à laquelle il faut répondre est de savoir ce que l’on achète en prenant un billet d’avion. Il y a l’avant et l’après l’arrivée des low costs. Avant, un billet d’avion couvrait la totalité de la prestation soit le transport des passagers d’un aéroport à un autre, sa place dans l’avion, le transport de ses bagages (avec une limite de poids car les appareils étaient moins performants que ceux utilisés maintenant), mais également l’enregistrement des passagers avec l’attribution de leur siège et des bagages, une prestation à bord différente selon la classe choisie par le client, les…
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![Prix du billet d’avion | Les revenus annexes ou la tromperie légale [Par Jean-Louis Baroux] Or, les low costs avaient dès le début intégré le fait que le seul prix du billet d’avion, proposé à des niveaux incroyablement bas, ne suffirait pas à équilibrer leurs comptes. Il fallait dès lors réduire la prestation à un niveau tel que les clients soient amenés à acheter un service supplémentaire pour bénéficier d’un minimum de confort.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/11/Billet-davion--1536x524.jpg)
