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Birama Boubacar Sidibé, candidat à la présidence de la BAD, décline sa vision

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Les entreprises américaines et européennes sont à la recherche d’opportunités d’investissement en Afrique, mais sont souvent entravées par la complexité et la diversité des marchés nationaux du continent. L’approche de l’élection d’un nouveau président de la BAD a exhorté le Centre pour l’Afrique du Conseil de l’Atlantique à organiser une table ronde avec l’actuel vice-président des opérations de la Banque islamique de développement (BID), Birama Boubacar Sidibé, candidat à la présidence de l’institution financière panafricaine. Etaient présents à cette rencontre, animée par J. Peter Pham, directeur Afrique du Centre, des chefs d’entreprises, des responsables gouvernementaux des États-Unis, et des chercheurs.

Birama Boubacar Sidibé qui est un ancien de la BAD – il y a passé 23 ans -, a partagé sa vision sur l’avenir de cette institution en réaffirmant sa croyance en une stratégie double pour le développement africain durable : amélioration de l’accès au financement innovant, tout en mettant l’accent sur le développement des compétences grâce à des investissements dans les ressources humaines et les systèmes éducatifs. Pour réaliser cet objectif, le vice-président de la BID a insisté sur la nécessité d’attirer des professionnels de talent. « Pas seulement du talent pour le talent,  a-t-il précisé, mais pour inciter les meilleurs et les plus brillants à mieux servir les bénéficiaires de l’institution panafricaine », à savoir les Africains.

Il a aussi énoncé les grandes opportunités offertes aux investisseurs dans la réalisation des infrastructures en Afrique comme les réseaux électriques, les chemins de fer, les ports et les routes. « Les lacunes en infrastructures demeurent des obstacles au développement de l’Afrique et ne peuvent  être traitées sans que la BAD et les gouvernements nationaux trouvent des moyens efficaces pour inciter le secteur privé à mettre la main à la poche », souligne-t-il.  En dépit des idées reçues selon lesquelles la BAD est un substitut aux gouvernements africains, Sidibé a dit que le rôle de la BAD est de magnifier les efforts des Etats pour attirer les investissements. Selon lui, la BAD doit servir de  financier, de courtier en transfert de connaissances, et une ressource pour le conseil en investissement institutionnel.

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