Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti de l’ancien président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, renversé le 24 janvier par un coup d’Etat, a fait part avant-hier soir, de ses inquiétudes sur les conditions de détention de Kaboré, et invité les nouvelles autorités à le libérer sans délai ni conditions.
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) « est inquiet et s’interroge alors sur la détention par les nouvelles autorités du Burkina Faso » de l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré, dans une déclaration signée du président du parti Alassane Bala Sakandé.
Selon le MPP, en moins d’un mois, le président Kaboré a été déplacé à plusieurs reprises avec des conditions de détention de plus en plus dures. Le parti de l’ex-chef de l’Etat s’interroge sur le statut du détenu. Pour lui, « il y a un déphasage entre cette détention et les circonstances de l’avènement du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) ».
Le parti de Kaboré a, par ailleurs, invité le chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, « à tenir les engagements pris de veiller au respect des droits fondamentaux de tout citoyen, reconnus par l’Acte fondamental, la Constitution et divers instruments internationaux auxquels adhère le Burkina Faso ».
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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