L’opposant sénégalais Ousmane Sonko et son alter ego, Bassirou Diomaye Faye, candidat à la présidentielle, sont sortis de prison à Dakar jeudi 14 mars au soir, dix jours avant l’élection, déclenchant des scènes de liesse dans la capitale sénégalaise, selon un de leurs avocats et les constatations d’un journaliste de l’AFP.
«Ils sont sortis devant nous. Ça y est», a dit à l’AFP Me Cheikh Khouraissy Ba. Un journaliste de l’AFP a vu un 4 X 4 s’éloigner en cortège de la prison du cap Manuel à travers une foule considérable drainée par la nouvelle de la libération.
Leur libération était attendue, alors que le Parlement a adopté le 6 mars un projet de loi d’amnistie voulu par Macky Sall dans le but d’apaiser les tensions politiques.
Ousmane Sonko était incarcéré depuis juillet 2023. Il avait mené une grêve de la faim en octobre, avant d’y mettre fin mi-novembre. Cet opposant au président Macky Sall avait été déclaré coupable le 1er juin de débauche de mineure et condamné à deux ans de prison ferme.
Ayant refusé de se présenter au procès qu’il dénonçait comme un complot pour l’écarter de l’élection, il avait été condamné par contumace. Sa condamnation avait provoqué les troubles les plus meurtriers depuis des années au Sénégal.
24 mars, date du premier tour de l’élection présidentielle
Le 22 février 2024, le président Macky Sall se disait « prêt » à libérer Ousmane Sonlo, incarcéré depuis fin juillet 2023 pour aller vers des élections « apaisées ».
Le scrutin présidentiel doit avoir lieu le 24 mars. De vives tensions ont secoué le pays de 18 millions d’habitants après l’annonce par le président Macky Sall, à trois semaines de l’échéance initiale du 25 février, du report de l’élection à décembre.
La situation s’est grandement apaisée après la décision du Conseil constitutionnel d’obliger l’exécutif à organiser le vote avant l’expiration du mandat de l’actuel chef de l’Etat, le 2 avril.
Avec AFP





Sénégal


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