Pour transformer radicalement son secteur de l’élevage et briser les chaînes de la dépendance aux importations laitières, le Burkina Faso s’apprête à frapper un grand coup. Le pays prévoit l’importation imminente de 710 vaches gestantes à haut potentiel génétique en provenance du Brésil.
Le Burkina Faso ne veut plus se contenter de son titre de «pays d’élevage» par tradition, il veut devenir une puissance laitière par ambition. En clair, le pays entend passer à l’offensive pour transformer son secteur pastoral. Selon un communiqué officiel du ministère de l’Agriculture et des Ressources animales publié le 24 janvier, 710 futures génitrices brésiliennes rejoindront bientôt les fermes locales. Cette opération n’est pas le fruit du hasard. Elle est l’aboutissement de négociations stratégiques entamées en juin 2025 entre le Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) et l’Institut Daniel Franco (IDF). Cette institution brésilienne, référence mondiale en sélection animale et élevage durable, apporte son expertise pour injecter une nouvelle dynamique génétique dans le cheptel burkinabè.
Des rendements records en lait et viande
L’enjeu dépasse la simple transaction commerciale. Il s’agit d’une véritable mise à jour technologique du secteur. En introduisant ces «championnes» de la génétique, les autorités visent deux piliers majeurs à savoir : réduire la dépendance aux importations de poudre de lait en augmentant la production locale tout en optimisant le rendement des carcasses pour répondre à une demande urbaine croissante.
Pour le gouvernement burkinabè, ces 710 vaches sont les pionnières d’un changement d’échelle. L’idée est de diffuser progressivement ces lignées d’élite auprès des éleveurs burkinabè. En croisant ce patrimoine génétique performant avec la résilience des races locales, le Burkina Faso espère non seulement améliorer la productivité nationale, mais aussi garantir, à terme, la sécurité alimentaire de sa population.
Si le pari réussit, le Burkina Faso pourrait bien montrer la voie à toute l’Afrique de l’Ouest.





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