Une mission d’évaluation de la Cédéao est arrivée mardi 17 mai à Ouagadougou, afin d’évaluer le processus de mise en œuvre de la transition, a annoncé dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur.
L’équipe de la Cédéao présidée par Shirley Ayorkor Botchwey, ministre ghanéen des Affaires étrangères et le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou, est chargée d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso dans le cadre de la gestion de la Transition.
Dès son arrivée dans la capitale burkinabè, la mission a eu une séance de travail avec une délégation burkinabè conduite par la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Ragnaghnèwendé Olivia Rouamba et le ministre délégué chargé de la Coopération régionale, Karamoko Jean Marie Traoré. Les deux parties cherchent à trouver un accord « acceptable » sur la durée de la transition. L’Organisation sous-régionale défend toujours le principe d’une période de 16 mois alors que la junte a déjà indiqué qu’elle resterait au pouvoir pendant 36 mois, selon une résolution adoptée par le Conseil national de transition, une structure qui assure le rôle du Parlement.
A la conférence des chefs d’Etat du 25 mars dernier à Accra, la Cédéao avait sommé le Burkina Faso de fournir une durée raisonnable de la transition au plus tard le 25 avril au risque de s’exposer à des sanctions. Le Burkina Faso, actuellement suspendu des instances de la Cédéao, a souhaité disposer d’un délai supplémentaire par rapport à l’échéance du 25 avril fixée afin de poursuivre les consultations sur diverses questions.





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