Casablanca, 1er septembre 2026. Africa50 a nommé Cheick-Oumar Sylla directeur général (CEO) de son fonds Project Development (PD), à un moment où le groupe entend accélérer l’exécution de sa feuille de route à l’horizon 2030.
Un nouveau pilote pour Project Development
La mission du nouveau dirigeant est stratégique : faire émerger davantage de projets d’infrastructures suffisamment structurés et « bancables » pour attirer les investisseurs. Énergie, transport, numérique… le continent ne manque pas de besoins. Il manque surtout de projets capables de franchir le cap entre l’idée, le financement et la réalisation.
Plus de trente ans dans l’investissement
À plus de 30 ans de carrière, Cheick-Oumar Sylla dispose d’un parcours qui épouse précisément cette problématique. Il a évolué dans l’investissement infrastructurel, le développement de projets et le financement du développement en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
Il arrive de la Société financière internationale (IFC), où il occupait jusqu’ici le poste de directeur régional pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique. Il y supervisait les activités d’investissement et de conseil de l’institution dans plusieurs pays. Auparavant, il avait notamment été responsable principal des investissements dans les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique, ainsi que directeur régional pour la Corne de l’Afrique.
Un profil entre public et privé
Avant de rejoindre l’IFC, M. Sylla avait également occupé des fonctions de direction chez ContourGlobal, où il était chargé de la stratégie de croissance du groupe en Afrique. Son parcours l’a également conduit à l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), ainsi qu’auprès de plusieurs entreprises africaines actives dans les infrastructures, la finance d’entreprise et le développement des activités.
Pour Africa50, ce parcours constitue un atout à l’heure où le financement des infrastructures africaines exige de plus en plus de faire le lien entre pouvoirs publics, développeurs de projets et investisseurs privés.
Faire passer les projets du concept au financement
Le nouveau patron de Project Development entend s’appuyer sur cette expérience pour accélérer la transformation des priorités nationales en projets susceptibles de recevoir des financements.
« Project Development est le moteur du modèle d’Africa50. C’est ainsi que nous transformons les besoins en infrastructures en opportunités bancables », a déclaré Cheick-Oumar Sylla à l’occasion de sa nomination. Il entend poursuivre cette dynamique en développant des projets « innovants et durables » susceptibles de soutenir la croissance du continent.
Pour Alain Ebobissé, Directeur général du groupe Africa50, le développement de projets sera au cœur de la prochaine phase de croissance de l’organisation. L’enjeu consiste notamment à accompagner les gouvernements dans la transformation de leurs priorités infrastructurelles en projets structurés et prêts à recevoir des investissements.
Un vivier d’opportunités pour les investisseurs
Africa50 veut ainsi réduire l’écart entre les ambitions affichées par les États et la réalité du financement. L’objectif est d’accélérer le passage des projets de la conception à la bancabilité et, à terme, d’élargir le portefeuille d’opportunités accessibles aux investisseurs institutionnels africains comme aux capitaux internationaux.
Un chantier particulièrement important dans un continent où le déficit d’infrastructures demeure considérable, alors même que les besoins en énergie, en mobilité et en connectivité numérique ne cessent de progresser.
38 actionnaires au capital
Créé pour mobiliser des financements en faveur des infrastructures africaines, Africa50 compte aujourd’hui 38 actionnaires, dont 33 pays africains, la Banque africaine de développement, la BCEAO, Bank Al-Maghrib (Banque Centrale du Maroc), la Public Investment Corporation et l’African Reinsurance Corporation .
Ses interventions couvrent notamment l’énergie, les transports et le numérique. Avec l’arrivée de Cheick-Oumar Sylla à la tête de Project Development, le groupe entend désormais renforcer son rôle en amont : celui de faire émerger les projets susceptibles de devenir les infrastructures de demain.





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