Alors que le sujet fait encore débat dans les milieux professionnels, Edem Tengue, ministre togolais de l’Economie maritime, s’est prononcé dans la presse chez notre confrère Tribune Afrique, sur les conséquences de la reprise des activités portuaires du groupe Bolloré par l’armateur italo-Suisse MSC. Ce dernier est déjà très présent sur la plateforme togolaise où il opère le plus important terminal à conteneurs qui traite près de 90% du trafic conteneurs du Port.
Fin mars dernier, les groupes Bolloré et MSC qui forment le duopole qui gère l’essentiel de l’activité de manutention au Port de Lomé, ont conclu un accord pour la cession des activités africaines du groupe français à MSC. Si l’opération a été largement commentée dans les médias, les dernières diligences sont en cours pour que l’armateur italo-suisse intègre l’activité manutentionnaire de Bolloré Logistics Africa au port de Lomé d’ici mars 2023. Grâce à ce deal, MSC se retrouverait en monopole sur toute l’activité de manutention portuaire, une situation que Lomé pourrait bloquer, à en juger par les analyses du ministre, lui-même un ancien DG de Maersk.
« Bien qu’un accord ait été trouvé entre les deux groupes, les discussions ne sont pas encore terminées, observe le ministre togolais de l’économie maritime Edem Tengue. Togo Terminal qui vient d’être cédé par le groupe Bolloré et MSC, dispose d’une concession d’exploitation de 35 ans au port de Lomé.
L’armateur qui fait de Lomé son hub régional, a prévu d’investir plus de 400 millions d’euros dans la plateforme portuaire togolaise.





Cameroun





