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La Commission économique pour l’Afrique pointe l’essor du mobile et la bonne santé des opérateurs

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Dans un récent rapport publié en mars, la Commission économique pour l’Afrique (CEA)relevant des Nations Unies et basée à Addis Abeba, met en exergue la rapide croissance du secteur de la téléphonie mobile, mais aussi et surtout la très bonne santé des opérateurs télécoms. Et ce développement rapide s’est poursuivi durant les dernières années.

Ainsi, selon les experts de la CEA, «les plus grands opérateurs mobiles sur le continent ont continué de connaitre une croissance soutenue». Safaricom, l’opérateur téléphonique du kenya, précurseur dans le mobile banking et l’un des plus grands d’Afrique occidentale et centrale, a vu ses recettes passer de 1,63 milliards de dollars américains en 2016 à 2,20 milliards de dollars américains en 2019.
Ce n’est pas seulement en Afrique centrale que le secteur connaît un succès aussi brillant. En Afrique de l’ouest comme en Afrique australe, mais également dans le nord du continent, on note une évolution similaire. Les revenus des opérateurs ne cessant de s’accroître, suivant l’évolution du nombre de clients.
Ainsi, en 2019, note la CEA, «les filiales nigérianes et sud–africaines du Groupe MTN, premier opérateur téléphonique du continent africain, lui ont permis d’engranger des recettes à hauteur de 2,75 et 2,67 milliards de dollars américains, respectivement». Pour sa part, Airtel Afrique qui bénéficie d’une présence dans plus de 14 pays en Afrique a généré des recettes d’une valeur de 3,01 milliards de dollars américains en 2019. De même, les recettes de Maroc Telecom qui opère en dehors de l’Afrique du Nord sont passées de 2,77 milliards de dollars américains en 2016 à 3,99 milliards en 2019. Autant dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, notamment concernant l’internet que beaucoup pensaient impossible à développer en Afrique.
Pourtant, la 2G, la 3G et aujourd’hui la 4G voire la 5G sont en train de poursuivre leur bonhomme de chemin sur le continent.
Il faut dire que les téléphones mobiles à plus faibles coûts ont joué un rôle significatif dans l’adoption de l’Internet dans la région, selon la CEA. Transsion et Samsung, qui contrôlent la majeure partie des parts de marché des Smartphones vendus en Afrique, ont produit des téléphones portables taillés spécifiquement à la mesure du pouvoir d’achat limité des Africains. Plus de 83% des Smartphones vendus en Afrique au cours du dernier trimestre de l’année 2019 coutaient 200 dollars américains ou moins. À la fin de l’année 2018, le Nigeria enregistrait 172,3 millions d’abonnés de téléphone cellulaire, l’Égypte en enregistrait 93,78 millions, l’Afrique du Sud 88,57 millions et le Kenya 49,5 millions.

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