Le Conseil des ministres a adopté, le mercredi 3 décembre, un projet de loi qui modifie la loi de 2019 portant sur le code de la Construction et de l’Habitat. Cette réforme vise à mieux encadrer les obligations d’assurance dans le secteur de la construction et à préciser les responsabilités de la chaîne des intervenants sur l’acte de bâtir : entreprise du bâtiment, maître d’ouvrage, promoteur et propriétaire.
Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le texte introduit deux assurances obligatoires pour toute entreprise intervenant sur un chantier. Ces obligations concernent l’ensemble des travaux de construction, quels que soient la taille du projet et le type d’ouvrage. Il s’agit de l’assurance tout risque chantier et l’assurance responsabilité civile décennale.
Selon le schéma prévu dans le projet de loi, l’assurance tout risque chantier doit être souscrite avant l’ouverture du chantier. Elle couvre les risques encourus pendant l’exécution des travaux : incidents techniques, dégâts matériels, erreurs d’exécution, et accidents pouvant survenir au cours du chantier. Cette assurance protège l’entreprise de construction, mais aussi le maître d’ouvrage, en garantissant la continuité du chantier en cas de problème.
L’assurance responsabilité civile décennale couvre les dommages matériels qui peuvent apparaître dans les dix années suivant la livraison du bâtiment. Elle intervient lorsque des défauts de construction causent des problèmes après la fin des travaux. Cette garantie protège le propriétaire du bâtiment contre les coûts élevés de réparation après la livraison.
La loi prévoit aussi une assurance responsabilité civile supplémentaire. Elle couvre obligatoirement les dommages causés à des personnes ou à des biens si un bâtiment s’effondre ou crée un accident à cause d’un défaut de construction, ou d’un défaut d’entretien. Cette assurance protège donc les tiers (voisins, passants, usagers), et pas seulement le propriétaire ou le constructeur.
L’introduction de ces assurances obligatoires répond à un double objectif : clarifier les responsabilités entre les différents intervenants, et renforcer les sanctions contre les constructions non autorisées ou non conformes et devraient susciter des résistances. Les entreprises de construction, surtout les PME, vont devoir supporter des coûts supplémentaires. Leurs marges peuvent être limitées, ce qui peut freiner la souscription ou les pousser à contourner l’obligation, relève notre confrère Ecofin.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



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