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Crash d’Ethiopian et de Lion Air : Boeing va payer 2,5 milliards de dollars

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Après avoir nié, puis avoué à demi-mot sa responsabilité dans les deux crashs du Boeing 737 max, voilà que le constructeur américain accepte de sortir le chéquier. Et le moins que l’on pusse dire c’est que ce sont de gros montants qui y seront inscrits au profit des compagnies et des victimes.

Ethiopian Airlines et la compagnie Lion Air ainsi que les familles des victimes des deux accidents d’octobre 2018 et mars 2019 peuvent enfin souffler. En effet, Boeing leur évite un long et coûteux procès en acceptant de payer de fortes indemnités. Un accord est intervenu avec le bureau du procureur fédéral en charge du dossier.
Ainsi, près deux ans après la première catastrophe et 21 mois après la seconde qui ont fait respectivement 189 et 157 morts, Boeing a reconnu sa responsabilité et s’est engagé à verser 2,5 milliards de dollars pour mettre un terme à une partie des poursuites.

L’avionneur américain affirme vouloir poursuivre la coopération avec la justice des pays d’origine de toutes les victimes et avec les autorités américaines en charge de l’aviation. Au-delà de cet engagement, il doit payer une amende 243,6 millions de dollars au Trésor américain, de même que 1,77 milliards au profit des deux compagnies. Alors que les proches des victimes percevront quelque 500 millions de dollars. L’accord a été signé hier jeudi 7 janvier avec les autorités américaines.

David Calhoun, directeur général du constructeur américain a fait le mea culpa de Boeing en affirmant que «Nous avons failli à nos valeurs et à nos attentes», dans une note aux employés.

A l’origine de cette impardonnable faute, il y a, selon Boeing, deux de ses employés qui avaient induit en erreur un groupe chargé au sein de l’autorité américaine de l’aviation, la FAA, de préparer la formation des pilotes, notamment sur le volet du logiciel de vol MCAS, mis en cause dans les deux accidents.

La suite a été fatale à 346 personnes au total à cause des informations erronées transmises par la FAA aux compagnies sur ledit logiciel. Pour David Burns, représentant du ministère de la Justice, «Les employés de Boeing ont préféré le profit à la franchise et en s’efforçant de dissimuler leur tromperie». Et au final, l’accord signé par le constructeur accuse officiellement Boeing de «complot en vue de commettre une fraude».

Finalement, Boeing veut définitivement tourner la page de cet épisode regrettable de 737 Max avant que les vols ne reprennent. Cet accord est en quelque sorte une opération de communication qui permet de transmettre le message selon lequel cet avion est réellement prêt à reprendre du service.

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