Jusqu’à récemment le Japon était classé 3e économie mondiale. Il vient d’être dépassé par l’Allemagne. Cette contre-performance s’explique par le cumul de la dégradation des indices conjoncturels parmi lesquels la difficulté pour le gouvernement à définir une nouvelle forme de croissance.
En 2010 déjà la Chine avait ravi la deuxième place du classement au Japon. C’est au tour de l’Allemagne, treize ans après, de lui chiper son prestigieux troisième rang. Si ce déclassement est en partie lié à la chute de la devise japonaise, le Yen, il confirme l’irrémédiable déclin d’une économie faisant face à des sérieux obstacles, particulièrement démographiques. La dénatalité a un impact très négatif sur l’économie japonaise. Selon les spécialistes du Japon, le pays va perdre 24 millions d’habitants d’ici à 2050. Il faut également ajouter qu’après l’échec des politiques de relance économique, la banque centrale fait baisser la devise dans l’espoir de raviver l’inflation.
L’Allemagne a généré un PIB de 4400 milliards de dollars en 2023 contre 4200 milliards pour le Japon
Replongeant en récession technique sur les deux derniers trimestres de 2023, le Japon a généré, sur l’ensemble de l’année, un PIB de 591.000 milliards de yens. Mesuré dans la devise américaine, ce montant ne représente plus que 4.200 milliards de dollars. Dans le même temps, l’économie allemande a, elle, atteint un peu plus de 4.400 milliards de dollars.
Le gouvernement japonais n’a pas caché sa surprise devant la récente dégradation de nombreux indices conjoncturels. «Voir l’Allemagne nous doubler montre qu’il est impératif de lancer des réformes structurelles et de créer une nouvelle forme de croissance », a lancé jeudi le ministre de l’Economie, Yoshitaka Shindo. Après s’être contracté de 0,8 % en rythme annualisé au troisième trimestre, le PIB du Japon a reculé de 0,4 % sur la séquence allant d’octobre à décembre. « Toutes les principales catégories de la demande intérieure, y compris les dépenses de consommation, ont été négatives », résume Yuriko Tanaka, chez Goldman Sachs.
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