Avec la mise en production du champ pétrolier de Sangomar, le Sénégal est en passe d’accroître son indépendance énergétique, de renforcer les perspectives économiques régionales et de s’attaquer au problème de la pauvreté énergétique
Si cette nouvelle est bonne, il ne faut pas perdre de vue non plus que le contrat signé entre l’Etat du Sénégal et la multinationale australienne, Woodside Energy, est tout sauf équilibré. C’est un contrat léonin qui offre à peine 18% des revenus issus de l’exploitation de cette manne au peuple sénégalais. Soit au plus 1 milliard de dollars par an. Quelque 30 milliards de dollars en autant d’années que durera cette réserve pétrolière. Moins qu’une bonne année de royalties pétrolières en Libye ou en Angola !
Le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, veulent à juste titre, renégocier les clauses de ce contrat frappé par un déséquilibre abyssal. Mais comment vont-ils y procéder ? Résilier un contrat signé en bonne et due forme avec une firme de cette catégorie est pratiquement impossible. Ou y arriver avec des pénalités sévères qui découragent. Pour simplement s’attacher les services d’une cour internationale d’arbitrage, l’ouverture du dossier coûte 150 k dollars US au requérant. Imaginer donc les coûts afférents à une telle entreprise.
Pour rappel, « avec un coût de projet compris entre 4,9 et 5,2 milliards de dollars, Sangomar démontre la capacité du pays à exécuter des projets complexes dans les délais et le budget impartis, renforçant ainsi sa réputation de destination d’investissement attrayante », souligne un communiqué de la Chambre africaine de l’énergie (AEC).
Cette première phase comprend 23 puits avec des activités de forage en cours. La mise en production du champ de Sangomar représente une étape importante non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble de la région MSGBC. Le projet met en service une nouvelle source d’énergie à un moment où la demande d’énergie devrait augmenter rapidement dans toute la région et devrait permettre de réduire considérablement la dépendance à l’égard des importations de pétrole. Le projet souligne également le potentiel d’investissements à grande échelle au large du Sénégal, jetant les bases du lancement de nouveaux développements.
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