fbpx

Diaspora africaine : Clôture du Forum de Rabat sur la réduction des coûts de transferts de fonds

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Les travaux ont pris fin, jeudi 12 janvier à Rabat au Maroc. Coprésidé par le Maroc et le Togo, le Forum, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2021-2031 sur « les racines africaines et la diaspora africaine », visait à mener une réflexion d’ensemble sur les leviers et mesures à même de soutenir la dynamique des flux de transferts de fonds de la diaspora africaine.

Il s’agit d’accélérer les efforts de réduction des coûts y associés, pour s’aligner sur les Objectifs de développement durable de 2030 (ODD) et l’objectif 20 du Pacte Mondial pour des Migrations sûres, ordonnées et régulières (rendre les envois de fonds plus rapides, plus sûrs et moins coûteux et favoriser l’inclusion financière des migrants).

« (…) l’essentiel de la migration africaine se fait en Afrique… »

 

Diaspora africaine

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger du Maroc et Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Integration africaine

Le forum a été « à la hauteur des attentes » par la qualité des participants représentants les différents pays membres du Comité de haut niveau mais aussi des organismes, des communautés économiques régionales (CERS) et des structures financières africaines, s’est félicité le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, dans son allocution de clôture.

« Nous sommes tous conscients de l’enjeu du transfert de fonds, puisqu’il s’agit d’un atout fondamental pour les économies africaines et que nous devons tous essayer d’optimiser », a-t-il ajouté.

Lire aussi : Dans le rétroviseur de 2022

Ce tour de table, représentatif en termes de régions et de compétences, a certainement permis des débats intéressants, l’objectif étant que la diplomatie laisse la main aux experts financiers pour traiter de cette problématique, a ajouté M. Bourita.

« Nous avons toujours considéré que l’essentiel de la migration africaine se fait en Afrique, car il y a un rôle à jouer au sein du continent africain en termes de réglementations, de coordinations et de décisions importantes à prendre », a souligné le ministre marocain.

Il est important qu’on maitrise encore mieux cette dimension de transfert de fonds et qu’on ne soit pas trop dépendants des statistiques et des structures en dehors de l’Afrique, a suggéré M. Bourita, mettant l’accent sur le rôle important de l’Observatoire africain des migrations en tant que structure en charge de l’analyse et du suivi de la problématique de la migration africaine.

Les recommandations émises par le Forum constituent une feuille de route pour résoudre le problème du transfert de fonds, a conclu le ministre, appelant à transformer la volonté en action concrète et en démarche concluante envers les partenaires, afin d’améliorer le coût du transfert de fonds, ce qui profiterait au développement du continent.

Afin de parvenir à des solutions pratiques, les sessions de cet évènement se sont focalisées sur la proposition de nouveaux modèles/canaux innovants, digitaux et inclusifs et la mise en place d’infrastructures adéquates et de cadres réglementaires favorables, ainsi que la mise en place d’une cartographie au sein de la diaspora africaine dans le monde, y compris dans les compétences, de manière à optimiser et renforcer son implication dans le développement socio-économique de leurs pays d’origine.

Lire aussi : Guinée : Nouvelle ère pour le secteur minier

Les participants se sont également attelés à l’étude de la création d’une plateforme e-business qui permettra de mettre en lien la diaspora africaine avec les investisseurs/porteurs de projets et créer un effet d’émulation en capitalisant sur les success stories des migrants africains. L’objectif est de canaliser les flux financiers des diasporas vers l’économie formelle et faire appel à l’expertise des ressortissants africains pour élaborer des modèles d’implication financière innovants.

Partager.

Répondre