Les résultats de l’étude sur les survivants d’Ebola, obtenus grâce au suivi sur cinq ans de la cohorte PostEbogui, montrent que le taux d’anticorps dirigés contre le virus tend à diminuer, mais reste élevé pour deux tiers des survivants.
Il augmente même chez certains d’entre eux, suggérant la persistance de réservoirs du virus dans l’organisme et interrogeant sur la mise en place d’un suivi adapté pour les survivants de la maladie d’Ebola. Ces résultats font l’objet d’une publication dans la revue The Lancet Microbe journal le 3 septembre 2021. La cohorte PostEboGui a été financée par la Task Force Ebola France, l’Inserm, REACTing et l’Institut de recherche et de développement (IRD). Il s’agit de la plus grande étude de suivi des survivants d’Ebola, menée en Guinée entre 2015 et 2018 par des chercheurs du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée, de l’Institut national de Santé publique de Guinée, de l’IRD, de l’Inserm, de l’université de Montpellier et du CHU de Montpellier.
L’épidémie d’Ebola, qui a sévi en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016, causée par l’espèce Zaïre du virus, a provoqué 11 000 décès. Plus de 17 000 personnes y ont toutefois survécu. C’est pendant ce grave épisode que la cohorte PostEboGui a été initiée. Plus de 800 personnes infectées par le virus ont été recrutées dans trois sites en Guinée à partir de mars 2015. Ces patients ont bénéficié de consultations régulières jusqu’à 60 mois après leur sortie du centre de traitement Ebola.
Des précédents résultats de l’étude PostEboGui avaient montré la présence de séquelles quatre ans après l’infection aiguë chez trois survivants sur quatre. Pour cette nouvelle étude, les chercheurs se sont intéressés à la durée de l’immunité en suivant les variations au cours du temps des taux d’anticorps dans les échantillons sanguins prélevés chez 687 patientsi. Il s’agit de la première étude à évaluer ces variations sur un nombre aussi élevé de patients et sur un temps aussi long (60 mois).

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)









