Selon le ministère des Finances égyptien, la croissance du PIB se serait établie à 4,2% au cours de l’exercice budgétaire clôturé fin juin 2023. Ce taux est bien au-dessus des prévisions du FMI, dont les projections du printemps tablaient sur 3,7%. C’est une belle surprise pour Le Caire qui pourrait ainsi récolter une plus-value en recettes fiscales.
L’économie égyptienne aurait enregistré une croissance de 4,2 % au cours de l’exercice 2022/2023(ndlr : l’année budgétaire va du 1er juillet au 30 juin) contre 6,2% l’exercice précédent, a annoncé le ministre des Finances, Mohamed Maait. Ce taux de croissance est supérieur aux attentes du Fonds monétaire international (FMI), qui avait estimé en avril dernier que le PIB égyptien ne devrait progresser que de 3,7% cette année.
L’argentier égyptien a par ailleurs révélé que les recettes du Trésor ont augmenté de 12,5%, une cagnotte exponentielle qui ne sera pas de trop pour financer la hausse des dépenses publiques, à 16,7 % en glissement annuel.
Au total, le déficit budgétaire a été contenu à 6,2 % du PIB, contre 6,1 % durant l’exercice 2021/2022. Pour le ministre, la priorité du nouvel exercice budgétaire sera de veiller aux équilibres macroéconomiques. Le niveau du déficit budgétaire sera particulièrement surveillé. Pour lui, «le fait de l’avoir maintenu à 6,2 % dans un contexte marqué par des turbulences à l’échelle mondiale atteste de la capacité de l’Etat à gérer les finances publiques avec sagesse.» Pas sûr que les classes populaires et moyennes dont le pouvoir d’achat est broyé par l’inflation soient du même avis.





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