Il est le seul sénateur noir. Sa candidature est officielle. Aux États-Unis, Tim Scott, un chrétien évangélique de 57 ans, qui place sa foi au cœur de son action politique, a annoncé concourir pour l’élection présidentielle en 2024. Contrairement à Trump qui mène une campagne sur la peur, Tim Scott mise sur une Amérique loin d’avoir épuisé ses innombrables opportunités à la disposition de tous.
L’unique sénateur républicain noir, Tim Scott, s’est officiellement lancé, ce vendredi 19 mai, dans la course à la Maison Blanche pour 2024, bien que les sondages ne le créditent que 2 % des intentions de vote aux primaires de son parti. L’élu de Caroline du Sud a déposé formellement son acte de candidature auprès de la Commission électorale fédérale et a convoqué ses partisans, lundi, à la Charleston Southern University pour une «annonce spéciale.».
L’Amérique, un pays d’opportunités et non d’oppression
Ce chrétien évangélique de 57 ans, qui place sa foi au cœur de son action politique, ne cachait pas ces derniers mois ses ambitions présidentielles. Après sa réélection au Congrès en novembre – avec 26 points d’avance sur son rival -, il avait ainsi évoqué son grand-père qui avait voté pour Barack Obama. «J’aurais aimé qu’il vive assez longtemps pour voir un autre président de couleur et qu’il s’agisse, cette fois, d’un républicain !»
Tim Scott a placé ce grand-père, qui travaillait dans des champs de coton, au cœur de son récit familial et a témoigné des discriminations subies en tant qu’Afro-Américain.
Pour autant, il assure que «l’Amérique n’est pas raciste», que les États-Unis sont «un pays d’opportunités, pas d’oppression.»
Tim Scott enregistré pour l’instant 2 % des intentions de vote
Porteur de valeurs conservatrices sur l’avortement ou la responsabilité individuelle, il compte se distinguer de l’ex-président Donald Trump, grand favori de la primaire républicaine, avec un message optimiste. «Les familles américaines attendent de quoi espérer. Nous avons besoin d’avoir la foi. La foi en Dieu, en nous-mêmes, en l’Amérique», a-t-il tweeté avant de se lancer.
Dans un parti qui reste dominé par les hommes blancs, ses chances de l’emporter semblent, à ce stade, très limitées, avec 2 % des intentions de vote contre 56 % pour Donald Trump, selon les derniers sondages.
Le gouverneur de Floride Ron DeSantis, qui devrait se déclarer en milieu de semaine prochaine, plafonne pour sa part à 20 %, et l’ancienne ambassadrice à l’ONU Nikki Haley à 4,3 %.
Avec AFP










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