En Afrique, même en Afrique noire francophone, le temps de l’omnipotence française est passée. Et pourrait bientôt être « dépassé ». Un autre et nouveau cycle de temps politique s’est ouvert, impulsé par un irrésistible rouleau compresseur : « le sentiment anti-français », qui s’étend irrémédiablement. Pour lors, aucune parade à l’expansion de ce phénomène.

Rien n’y fait. Car un fait inattendu s’est produit : la France n’impressionne plus en Afrique noire. Plus frappant, par un subite retournement, ce sentiment là d’hostilité désormais prend faucon pour coucou. Ainsi, parce que la France n’y rayonne plus, elle paraît être entrée dans une phase de lente extinction, qui se mesure à une double aune : les dernières accusations directes proférées publiquement par le président Emmanuel Macron contre les puissances rivales, qui vaut comme la reconnaissance à peine voilée d’un affaissement géopolitique, et, l’absence totale d’un projet politique aussi cohérent que solide en rupture complète avec les pratiques antérieures ayant précisément conduit à cet affaissement.
La France saura-t-elle et pourra-t-elle s’y régénérer ? Rien ne permet d’annoncer une réponse catégorique, tant le lien entre connaissance et volonté semble perdu. Pour autant, il est évident que la France doit s’adapter, si jamais elle entend penser et veut espérer maintenir une présence qui lui soit convenable et tout autant acceptable pour l’Afrique noire. Tout tient dans cette vive tension entre le convenable et l’acceptable. D’autant que, nulle autre part ailleurs en Afrique, autant que nous le sachions, il est fait état d’un quelconque sentiment anti-américain, ou antibritannique, ou anti-portugais, qui soit d’une intensité égale. C’est pourquoi « le sentiment anti-français » est à la fois singulier et exceptionnel. Il est, de fait, une singulière exception. Une analyse complète à lire ici :





France
![Tribune | Maroc-UE : les relations à l’épreuve de la parlementarisation de la politique extérieure et de sécurité européenne [Par Pr. El Hassane Hzaine] Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Drapeau--450x246.jpg)


![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)

