L’ancien président de la FIFA et prédécesseur direct de Giani Infantino, Sepp Blatter, a dénoncé ce lundi 6 juillet l’ingérence politique dans l’annulation du carton rouge de l’attaquant américain Folarin Balogun.
L’ancien patron de la Fifa s’est étonné de cette décision, motivée par un coup de fil de Donald Trump à son successeur Gianni Infantino. L’UEFA n’est pas restée également les bras croisés, estimant que la Fifa « a franchi une ligne rouge » en levant cette suspension.

Si même Sepp Blatter se dit choqué, c’est dire l’ampleur que prend la polémique. Alors que le retrait du carton rouge de l’attaquant américain Folarin Balogun, décidé après un coup de fil de Donald Trump au président de la Fifa, Gianni Infantino, fait scandale, l’ancien patron de l’instance s’est dit stupéfait par cette ingérence sans précédent.
« Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants »”, a rappelé dans un message posté sur Xl’ex-dirigeant suisse de 90 ans, qui a présidé la Fifa de 1998 à 2015, date à laquelle il a fini par être poussé à la démission par une cascade d’affaires
«Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), Fifa ? »
« Si un président des États-Unis intervient auprès du président de la Fifa – et qu’un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable : Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), Fifa ? », s’est interrogé l’ex-patron du foot mondial.
Sepp Blatter n’a jamais mâché ses mots contre Gianni Infantino, son successeur à la Fifa, déplorant en février dernier dans un entretien à “Bild” que la Fifa soit « une dictature”, qui « se résume à son président ». Donald“ « Trump va orchestrer un coup de publicité » à l’occasion du Mondial et “pour cela, il a besoin de son nouvel ami, le président de la Fifa, Gianni Infantino. Bien que le terme complice soit plus approprié qu’ami”, fustigeait-il auprès du quotidien allemand.
Selon The Athletic, la Fédération royale belge de football (RBFA) a fait appel auprès de la Fifa de sa décision de modifier la sanction de Folarin Balogun, autorisé à être aligné face aux « Diables rouges », mardi 7 juillet (à 2h du matin, heure française). La veille, dans un communiqué, l’instance belge avait fait part de sa “ »stupéfaction » ”et dit examiner“ « toutes les options potentielles.” « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1ᵉʳ avril à la Fifa”, a renchéri en conférence de presse son sélectionneur Rudi Garcia.
L’UEFA, l’association dont la Belgique est membre, a fustigé à son tour la levée “inédite, incompréhensible et injustifiable”de cette sanction de l’attaquant de l’AS Monaco, estimant que la Fifa “a franchi une ligne rouge. » « Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d’une compétition équitable, honnête et transparente. Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. En l’occurrence, ce n’est pas le cas”, a taclé l’instance européenne dans une déclaration d’une rare sévérité.
Avec AFP





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