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Fida : Dix chefs d’Etat africains demandent de renforcer le financement

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L’objectif pour la 12e levée de fonds du Fida est d’atteindre 10 milliards de dollars dont la moitié est destinée au continent africain, d’où l’enjeu pour les dirigeants du continent d’appeler à la mobilisation des principaux bailleurs de fonds. C’est également le moyen le plus sûr pour réduire la pauvreté en monde rural.

Dans une année où 45 millions d’Africains pourraient basculer dans la pauvreté, l’agriculture est l’un des secteurs les plus indiqués pour atténuer le choc du Covd-19. C’est sans doute ce qui a poussé ces 10 chefs d’Etat et de gouvernement à lancer ce vibrant appel aux autres dirigeants du monde pour renforcer le financement de Fonds international de développement agricole (Fida). Selon eux, c’est également le moyen le plus sûr pour éviter de compromettre la réalisation des Objectifs de développement durable visant l’élimination de la pauvreté et de la faim, notamment en Afrique.

« Nous souscrivons à la vision du Fida, celle de l’avènement de communautés rurales dynamiques, où chacun vit à l’abri de la pauvreté et de la faim », ont écrit les dirigeants de l’Angola, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, de la Gambie, du Kenya, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo dans des lettres adressées à leurs homologues d’Europe, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Océanie.

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Selon eux, « il est aujourd’hui plus important que jamais d’investir dans le renforcement de la résilience des populations rurales pour assurer la sécurité alimentaire, protéger les moyens d’existence des populations rurales, garantir que les progrès accomplis au fil des ans ne seront pas réduits à néant et éviter que d’autres habitants des zones rurales ne basculent dans la pauvreté et la faim. »

A cause de facteurs climatiques, mais également humains comme les conflits, la faim atteint sur le continent des niveaux deux fois supérieurs à la moyenne mondiale, rappelle-t-on au niveau du Fida, seule organisation multilatérale de développement qui se consacre exclusivement à l’élimination de la pauvreté et de la faim en milieu rural.

Cet appel qui peut être considéré comme le début de la douzième levée de fonds pour le Fida est une invitation claire pour que les contributeurs du Fida augmentent leurs participations respectives à son financement.

De leur côté, les responsables du Fida semblent avoir apprécié ce soutien qu’apportent les responsables du continent. Cela « illustre l’impact réel du FIDA sur la vie et les moyens d’existence des populations rurales de ces pays », a déclaré Marie Haga, vice-présidente adjointe du FIDA responsable du Département des relations extérieures et de la gouvernance.

Selon elle, ce soutien « nous montre à quel point il importe d’investir dans les zones rurales pour garantir la sécurité alimentaire, la viabilité environnementale et le développement économique à l’échelle nationale, autant d’éléments qui ont une incidence considérable sur la stabilité et la résilience à l’échelle mondiale. »

Environ 75% des personnes les plus pauvres de la planète habitent dans des zones rurales et vivent de l’agriculture et d’activités connexes. Dans ces lettres, les dirigeants africains insistent sur l’immense potentiel de l’agriculture africaine et démontrent avec vigueur qu’investir dans l’agriculture est l’un des moyens les plus efficaces de réduire la pauvreté.

Il convient de rappeler que le Fida a pour objectif de mettre en place un programme de travail global de 10 milliards d’USD pour la période couverte par Fida 12 (2022-2024), en allouant plus de la moitié de ses investissements à l’Afrique. Une telle mobilisation devrait aider plus de 140 millions de petits exploitants à accroître leur production et leurs revenus en facilitant leur accès aux marchés et en renforçant leur résilience, ce qui contribuera à créer des emplois et à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des personnes qui risquent le plus d’être laissées pour compte.

« Si elle est fructueuse, la reconstitution des ressources permettra de dégager des milliards de dollars de financement en faveur de la transformation des économies rurales et des systèmes alimentaires partout dans le monde, et donnera au Fonds les moyens de doubler son impact d’ici à 2030 et de contribuer à éliminer la pauvreté et la faim », ont expliqué les dix dirigeants africains.

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