Une quarantaine de représentants des pays membres de la Commission de l’Océan Indien (COI), de Djibouti, du Kenya et d’organismes régionaux ont tenu, du 16 au 19 janvier 2023 à Maurice une rencontre d’informations et de partages de pratique contre le trafic d’espèces sauvages animales et végétales.
Sous la houlette du Secrétaire général de la COI, Vêlayoudom Marimoutou, cet atelier régional est coorganisé avec l’ONG Traffic et avec le soutien de l’Union européenne. La SADC et le Département d’Etat américain ont aussi contribué à la concrétisation de cette mission principale qu’est la lutte contre le trafic d’espèces sauvages animales et végétales.
«Des revenus illicites estimés entre 7 et 23 milliards de dollars US»
Car celle-ci est la quatrième filière criminelle transnationale dans le monde. Et l’impact de cette filière est à la fois écologique, économique, sanitaire et sécuritaire. Pour le SG de la COI, «cette filière criminelle qui menace la diversité biologique autant que les communautés locales est lucrative générant des revenus illicites estimés entre 7 et 23 milliards de dollars annuellement. Pour éviter que nos écosystèmes, nos communautés et nos économies ne souffrent davantage de ces activités illégales, il est nécessaire d’agir ensemble, sur plusieurs fronts »
Pour Madagascar, entre 2018 et 2021, quelque 21.000 tortues endémiques ont été saisies, tandis que dans certains pays, il y a le trafic d’éléphants, et aussi de bois précieux. Entre 2005 et 2020, l’on rapporte 140 saisies officielles de cargaisons illicites d’espèces sauvages dans les Etats de la région (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles, Zanzibar).
Avec des projets comme le RECOS et le programme de sécurisation des espaces maritime MASE, la COI s’active pour faire front contre ce trafic qui alimente des réseaux criminels et porte atteinte à la riche biodiversité de l’Afrique orientale et australe et de l’Océan Indien. Ce dernier atelier de Maurice ne fait que poursuivre cet objectif.
En d’autres termes, l’atelier Coi-Traffic a été l’occasion de préfigurer la mise en place d’un réseau entre des acteurs de différentes administrations : douanes, services de répression, administrations en charge de la protection et de la gestion de l’environnement, centres de sécurité maritime (CRCO, CRFIM)…
Bref, un pas de plus est acquis après cet atelier dans la consolidation d’un réseau pour la lutte contre le trafic d’espèces sauvages dans l’océan Indien, et cela à l’honneur de l’Indianocéanie !





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