Le Fonds monétaire international (FMI) vient d’annoncer l’ajout d’un 25e siège à son conseil d’administration, en réponse aux revendications des pays de l’Afrique subsaharienne pour une meilleure représentativité au sein de l’institution
C’est l’économiste ivoirien Ouattara Wautabouna qui a été coopté nouvel administrateur du Fonds. Wautabouna Ouattara, 53 ans, est un diplomate chevronné. Docteur en sciences économiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny, il a dirigé la politique d’intégration ivoirienne de 2013 à 2022 avant d’exercer les fonctions de secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, puis de ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration et des Ivoiriens de l’extérieur dans le gouvernement de Robert Beugré Mambé.
Il représente 14 pays au CA du FMI
Ouattara représente désormais 14 pays d’Afrique subsaharienne au conseil d’administration du FMI. Bien que ces pays ne disposent que de 1,40 % des voix totales au sein du Fonds, sa nomination ouvre une petite brèche pour une plus grande représentativité africaine dans l’institution.
Il faut souligner que l’ajout de ce 25e siège au Conseil du FMI constitue la première réforme d’ampleur du Conseil d’administration du Fonds depuis 1992. L’idée de renforcer le rôle des pays africains au FMI a pris de l’élan durant la pandémie de Covid-19, lorsque l’institution a alloué une somme exceptionnelle de 650 milliards de dollars pour soutenir l’économie mondiale. Alors que l’Afrique était particulièrement vulnérable aux impacts économiques de la crise, elle n’a pu recevoir qu’environ 33 milliards de dollars, une situation révélant l’insuffisance de sa représentativité et qui a accentué la volonté des dirigeants africains d’œuvrer pour une réforme de l’architecture financière mondiale.
Avec cette réforme, les 45 pays de l’Afrique subsaharienne sont désormais regroupés en trois circonscriptions -Afrique centrale et orientale, Afrique australe, et Afrique de l’Ouest- au lieu de deux. «C’est une étape historique pour le FMI et pour l’Afrique», a affirmé la Directrice générale du FMI Kristalina Georgieva. «L’ajout d’un troisième siège africain à notre Conseil ne reflète pas seulement les progrès du continent dans le développement de son potentiel humain et économique, il renforcera également la voix de l’Afrique et rapprochera le FMI des populations que nous servons.»


![Tribune | Dakar 2026 : la jeunesse doit être plus qu’un public, elle doit être le visage des Jeux [Par Alassane Mbaye] Dans quelques semaines, le Sénégal accueillera un événement historique : les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premiers Jeux Olympiques organisés sur le continent africain. Au-delà de leur dimension sportive, ces Jeux constituent une occasion exceptionnelle de faire connaître davantage notre pays, de valoriser ses talents, de stimuler son économie et de renforcer son attractivité internationale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/La-jeunesse--320x192.jpg)






![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la convertibilité à terme – Partie III [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Dans cette troisième partie, nous présentons les modalités pratiques de transfert des produits de cession ou de liquidation des investissements étrangers au Maroc dont le financement en devise n'a pu être justifié conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Nous rappelons que la garantie de transfert est légalement et automatiquement acquise aux investissements étrangers dont le financement : • est effectué réellement en devise et dont le justificatif est présenté à la banque lors de la réalisation du transfert (revenus ou produits de cession de l'investissement) ; • est effectué en dirhams convertibles (à l'origine) ou d'après le mécanisme de la convertibilité à terme.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Or-450x253.jpg)

