Tous les articles qui parlent de Afrique subsaharienne

Le 16 juin 1976, des milliers d’élèves sont tombés à Soweto, en Afrique du Sud, en réclamant une éducation équitable et de qualité. Cinquante ans plus tard, cette tragédie reste un symbole puissant des luttes pour les droits fondamentaux des enfants africains.

À l’occasion de la Journée de l’enfant africain 2026, consacrée cette année à l’accès universel à l’eau, l’organisation humanitaire Mary’s Meals met en lumière le lien vital entre eau potable, alimentation scolaire et réussite éducative. Un message fort, porté en mémoire des élèves de Soweto en Afrique du Sud et tourné vers les millions d’enfants africains encore privés d’école.

En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.

Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.

«Le coût intérieur du capital reste élevé dans toute la région ; les marchés financiers locaux sont non seulement fragmentés, mais ils manquent de profondeur et de liquidité, en plus des coûts de transaction et des marges de crédit élevés.» Les économistes du FMI relèvent que les nouveaux emprunts publics sont nettement plus coûteux que la dette extérieure dans de nombreux pays. La forte dépendance aux banques locales accroît encore les coûts de financement et évince les investissements du secteur privé.

Les gouvernements d'Afrique subsaharienne paient plus cher les emprunts levés sur leur propre marché intérieur qu'à l'étranger, car ils sollicitent de plus en plus les banques locales pour combler leurs déficits de financement, ce qui accroît les risques pour les prêteurs et freine l'investissement privé, constate le Fonds monétaire international (FMI) en marge des assemblées générales des institutions de Bretton-Woods qui s’achèvent Washington

Vingt-trois pays enregistraient une inflation à deux chiffres en octobre 2022, contre dix en juillet 2025, signe d’un processus de stabilisation des prix. Les projections de croissance sont néanmoins sujettes à d’importants risques de dégradation : effets indirects des incertitudes entourant les politiques commerciales mondiales, baisse d’intérêt des investisseurs et resserrement de l’offre de financements extérieurs, avec notamment le déclin de l’aide publique au développement.

L’économie de l’Afrique subsaharienne continue de faire preuve de résilience, avec une croissance qui devrait progresser de 3,5 % en 2024 à 3,8 % cette année. Une accélération qui repose en grande partie sur l'atténuation des pressions inflationnistes et une reprise modeste des investissements malgré une conjoncture économique mondiale toujours incertaine

À l’heure actuelle, une personne sur dix dans le monde vit dans des régions confrontées à un stress hydrique élevé ou critique. Au cours des 50 dernières années, les périodes de graves pénuries de pluie ont augmenté de plus de 230 % à l’échelle mondiale (a). En Afrique de l’Ouest, de nombreuses communautés s’ajustent à l’évolution des régimes pluviométriques et à la diminution des ressources hydriques grâce à une résilience, une créativité et un savoir local remarquables. Leur expérience permet de mieux comprendre comment les économies peuvent s’adapter et prospérer face à l’évolution des conditions écologiques.

L’eau n’est pas uniquement une question de survie, elle est aussi synonyme de prospérité. Dans les pays à faible revenu, plus de la moitié des emplois dépendent de l’eau (a). En Afrique subsaharienne, ce chiffre atteint 62 %. La chute des précipitations entraîne celle du PIB, ce qui montre à quel point l’eau est essentielle non seulement à la vie, mais aussi au travail et à la croissance.